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ConfectionLa chaîne Yendi a ouvert une procédure de faillite

L'entreprise emploie près de 500 personnes en Suisse. Elle a informé ses succursales mercredi.

DR/Photo d'illustration

Yendi n'a pas trouvé de solution à ses lourds problèmes financiers. La chaîne de magasins de vêtements, qui emploie environ 500 personnes en Suisse, a demandé mardi l'ouverture d'une procédure de faillite.

La direction en a informé ses succursales mercredi. Dans un courrier interne, elle demande à ses employés de poursuivre leur travail de leur mieux de manière à vendre le plus de marchandise possible, «dans l'intérêt de tous».

La semaine dernière encore, la direction envoyait aux succursales des courriels qui se voulaient rassurants. Elle a caché jusqu'au bout la situation réelle à ses employés, ce qui est inacceptable, dit Unia. Le syndicat a rendez-vous avec la direction mardi prochain.

Depuis plusieurs semaines, des collaborateurs s'inquiétaient pour leur avenir à cause des difficultés de l'entreprise. Les poursuites se sont accumulées, des baux à loyer ont été dénoncés, et la plupart des magasins n'étaient plus réapprovisionnés.

Pas d'acquéreur

Basée à Bulle (FR), l'entreprise compte une centaine de points de vente en Suisse. Elle a été fondée en 1976 par Noël et Patricia Wicht. Le couple l'a vendue en 2016 à Jean-Marc Nicolet et Jean-Baptiste Deillon, deux membres de la direction.

Yendi évolue depuis plus de cinq ans dans un marché du commerce de détail très difficile, en particulier pour les vêtements, écrivent les deux directeurs dans leur courrier au personnel. En reprenant la société l'an passé, l'objectif était de la ramener à l'équilibre.

Mais la situation dans la branche ne s'est pas améliorée en 2016. La direction s'est alors efforcée de trouver un acquéreur pour reprendre le groupe, ou au moins une partie de son réseau de vente.

Après des mois de négociations avec plusieurs sociétés intéressées, cela n'a pas pu se concrétiser. «Tout espoir de rassembler assez de moyens financiers pour poursuivre notre activité a disparu», déplorent Jean-Marc Nicolet et Jean-Baptiste Deillon.

Tendance négative

De nombreux acteurs du marché de la mode en Suisse souffrent du franc fort, du tourisme d'achat et de la concurrence du commerce en ligne. Bien d'autres marques ont dû se restructurer, fermer des magasins, voire licencier des collaborateurs.

Parmi celles-ci, l'entreprise soleuroise Blackout, qui est partie l'an passé en quête d'un repreneur après une lourde perte financière en 2015. Elle n'a trouvé acquéreur que pour 31 de ses 92 succursales (la société allemande Jeans Fritz), et elle a dû fermer les autres. Le groupe schwyzois Charles Vögele, en difficulté depuis des années, a été repris fin 2016 par le groupe italien Sempione Retail. Après 60 ans d'histoire, l'enseigne est en train de disparaître pour laisser la place à la chaîne de mode transalpine OVS.

De son côté, la société zurichoise Chicorée a fermé 13 boutiques l'année dernière, après en avoir déjà abandonné 15 l'année précédente. Elle en compte encore environ 150, dont une vingtaine en Suisse romande.

ats

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