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Rachat d’une partie de L’Âge d’Homme

Le groupe Libella a racheté la collection «Classiques slaves», créée par Vladimir Dimitrijevic, et en assurera la réédition.

«Le fonds slave deviendra une collection des éditions Noir sur Blanc, et la couverture rendra hommage au fondateur de L’Âge d’Homme, Vladimir Dimitrijevic», assure Vera Michalski, directrice du groupe Libella.
«Le fonds slave deviendra une collection des éditions Noir sur Blanc, et la couverture rendra hommage au fondateur de L’Âge d’Homme, Vladimir Dimitrijevic», assure Vera Michalski, directrice du groupe Libella.
Keystone

Les éditions Noir sur Blanc rachètent la collection des Classiques Slaves, jusqu’ici dans le catalogue de L’Âge d’Homme. Comme nous le dévoilions en janvier, cette collection était menacée de disparition, faute d’être rééditée, et seule une cession ou la conclusion d’un partenariat pouvait la sauver de l’oubli. D’autres solutions étaient envisagées en début d’année, mais c’est donc le groupe Libella qui se chargera désormais d’en assurer la pérennité.

L’accord, qui vient d’être signé entre les deux parties, et dont le montant n’est pas dévoilé, permettra en effet de redonner une visibilité à un fonds de plusieurs centaines de titres, constitué par le fondateur Vladimir Dimitrijevic (1934-2011). «Il deviendra une collection spéciale au sein des éditions Noir sur Blanc», précise Vera Michalski. La présidente du groupe Libella tient à apporter un soin tout particulier aux nouvelles couvertures: «Elles comporteront un hommage à Vladimir Dimitrijevic, sous une forme à définir, et dont le graphique sera distinct des autres couvertures».

Risque de dispersion

L’actuelle directrice de L’Âge d’Homme, Andonia Dimitrijevic, sera associée à la démarche afin d’honorer la mémoire de son père. «Cet accord est une excellente nouvelle pour cette collection, explique-t-elle. C’était la meilleure solution afin de la garder unie».

Le risque de dispersion était grand. Nombre de titres n’étaient plus réédités depuis longtemps, et la recherche des ayants droit en cas de décès de l’auteur ou d’u traducteur, en vue d’une réimpression, s’avérait parfois trop ardue, et coûteuse, pour la petite équipe de L’Âge d’Homme (cinq personnes, plus deux à l’externe, employés sur mandat). Le risque était grand aussi que certains auteurs ne se tournent vers d’autres maisons d’édition, en cas de non-réédition de leur(s) titre(s), et pour autant qu’ils aient au préalable effectué une mise en demeure. Le fonds slave, «véritable patrimoine» selon Andonia Dimitrijevic, comporte aussi bien des romans que des essais philosophiques et politiques, et totalisait environ 500 titres.

La diffusion, assurée désormais par le groupe Libella (qui possède aussi les éditions Buchet - Chastel, Phébus, Libretto et Favre), lui donnera à l’avenir une visibilité accrue.

Autres titres rachetés

Les éditions Noir sur Blanc rachètent également un certain nombre de grandes traductions de la collection «Au cœur du monde». «Ce sont des ouvrages littéraires traduits de l’anglais, ou de l’italien, entre autres, et qui eux aussi n’étaient plus reparus depuis très longtemps», souligne Vera Michalski. Avec ceux de la collection slave, cela porte à environ 600 le nombre de titres repris par Noir sur Blanc. Un apport considérable, étant donné que le fonds de Noir sur Blanc est constitué de presque 400 titres - à quoi il faut ajouter une quarantaine de la collection Notabilia.

Dès janvier 2019

Les premiers titres de la nouvelle collection, dont le nom aussi reste à définir, «paraîtront à partir de janvier 2019», annonce Vera Michalski. Lesquels? Rien ne transpire pour l’instant, mais Andonia Dimitrijevic ne cache pas que la reparution de «La bouche pleine de terre», de Branimir Scepanovic, la comblerait: «Il me tient très à cœur, comme c’était aussi le cas pour mon père».

Cette transaction permet à L’Âge d’Homme de se concentrer désormais sur l’amélioration de la distribution de ses propres titres, notamment en France, marché pour lequel le diffuseur ne prend qu’une nouveauté par mois. Et de poursuivre, en plus de la collection dédiée au véganisme, le soutien aux écrivains d’ici: «Nous portons l’effort sur la publication de littérature francophone, et plus spécifiquement d’auteurs suisses romands», souligne Andonia Dimitrijevic.

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