Raiffeisen dévoile les noms de sauveurs potentiels

BanquesVendredi soir, la troisième banque du pays révélera les candidats à la présidence de son «board».

Photo d'illustration

Photo d'illustration Image: Maxime Schmid

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur?

Émotion probable vendredi soir, après la clôture de la Bourse suisse! À ce moment-là, le groupe Raiffeisen devrait en effet dévoiler les noms des candidats à la présidence de son conseil d’administration. Une énorme mission de transformation, si ce n’est de sauvetage, attend en effet le courageux élu, lors de l’assemblée générale des sociétaires du 10 novembre.

«Raiffeisen est devenue trop grande», reconnaissait en août le président ad interim du conseil d’administration de la banque coopérative, Pascal Gantenbein. Il est vrai que l’établissement est constitué de 246 banques autonomes, actives sur près de 900 sites. Avec une somme du bilan atteignant 229 milliards de francs, Raiffeisen apparaît comme la troisième banque du pays.

Et si ce n’était que ça! Cette structure lourde, complexe, vient en plus de vivre des épreuves fort difficiles. Soupçonné de gestion déloyale, Pierin Vincenz, directeur général du groupe Raiffeisen de 1999 à 2017, a dû purger 106 jours de détention préventive au premier semestre.

Ces accusations ont en plus été portées contre lui par Aduno, société financière zurichoise dont il a présidé le conseil d’administration pendant plusieurs années, et dont Raiffeisen détient plus d’un quart du capital. D’autres banques suisses sont également actionnaires d’Aduno.

Dans ce contexte, de hauts responsables du Groupe Raiffeisen ayant travaillé de près et pendant des années avec Pierin Vincenz, ont rapidement dû démissionner. Comme son successeur à la tête du directoire, Patrik Gisel, ou l’ex-président du conseil d’administration Johannes Rüegg-Stürm.

Tous ces incidents n’ont guère paru encourageants. Plusieurs grandes pointures de la place financière suisse, réputées papables, se sont empressées de démentir tout intérêt de leur part. À l’instar d’Antoinette Hunziker-Ebneter, actuelle présidente du «board» de la Banque cantonale de Berne. Ou Romeo Lacher, président de celui de SIX Group, société gérant, entre autres, la Bourse suisse.

Une des premières grandes tâches du nouveau président sera de préparer la succession de Patrik Gisel. Pour prendre la tête du directoire de Raiffeisen, des noms de papables sont aussi évoqués dans les médias bien informés. Et celui de Christine Novakovic, responsable depuis le 1er février des marchés Europe, Proche-Orient et Afrique chez UBS revient souvent. (24 heures)

Créé: 13.09.2018, 22h13

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

L'actualité croquée par nos dessinateurs partie 6

Publié le 12 novembre 2018
(Image: Valott) Plus...