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Stadler Rail a accru ses ventes de 1 milliard en 2012

Stadler Rail a fortement accru ses ventes l'an passé, grâce au niveau élevé des commandes de la période 2008-2010.

En mars, Stadler Rail a remporté une commande de 231,5 millions de francs pour des trains régionaux en Suisse romande.
En mars, Stadler Rail a remporté une commande de 231,5 millions de francs pour des trains régionaux en Suisse romande.
ARCHIVES, Keystone

Le fabricant thurgovien de matériel ferroviaire a réalisé un chiffre d'affaires de 2,4 milliards de francs, contre 1,39 milliard en 2011. Il a bien démarré l'exercice en cours, mais se montre prudent pour la suite.

Si le groupe affirme avoir encore souffert de la crise de la dette en Europe et de la force du franc l'an dernier, il se félicite d'une certaine détente cette année sur ces deux fronts, lui permettant d'enregistrer une hausse des entrées de commandes. Celles-ci se montent actuellement à quelque 1,5 milliard de francs.

A fin 2012, elles n'atteignaient que 720 millions de francs, en nette baisse au regard de 2011 (1,3 milliard). De nombreux appels d'offres internationaux ont été annulés ou différés, note Stadler Rail dans son bilan publié vendredi.

L'exercice écoulé a été, du reste, marqué par des succès: la livraison aux BLS de rames automotrices Kiss à deux étages ou encore le dévoilement de la plus puissante locomotive à crémaillère du monde, dont sept exemplaires ont trouvé preneur au Brésil.

Hausse des effectifs

La société établie à Bussnang (TG) et dirigée par l'ancien conseiller national UDC thurgovien Peter Spuhler a, en outre, étoffé ses effectifs l'an dernier. Elle comptait quelque 5000 collaborateurs au terme de 2012, soit 500 de plus qu'un an plus tôt.

Entre-temps, l'entreprise a toutefois supprimé des emplois: 60 environ - essentiellement temporaires - sur les plus de 960 que compte le site d'Altenrhein (SG). Elle est présente également à Winterthour (ZH) et Bienne, ainsi qu'en Allemagne, en Pologne, en Hongrie, en Tchéquie, en Italie, en Autriche, en Algérie, en Biélorussie et aux Etats-Unis.

Pour l'heure, les fabriques suisses et leurs quelque 3000 employés ont du travail, mais la situation demeure incertaine pour 2015 et 2016, prévient la firme. Pas plus tard que dimanche, dans une interview accordée à la presse alémanique, Peter Spuhler n'excluait pas de nouvelles réductions d'effectifs si les contrats en Suisse venaient à manquer dans les 12 à 18 prochains mois.

En mars, Stadler Rail a remporté une commande de 231,5 millions de francs pour des trains régionaux en Suisse romande. Le gouvernement vaudois s'était mobilisé pour obtenir une hausse des sous-traitances dans le canton.

Le contexte reste délicat dans l'ensemble. L'appréciation du franc a entraîné une hausse de prix de jusqu'à 30% à l'exportation et le nombre de contrats dans les marchés traditionnels européens s'est sensiblement replié. Des éléments qui ont grevé de 2% environ la marge EBIT.

Nouveaux marchés

Programmes de réduction des coûts, achats dans la zone euro, transferts de commandes dans les filiales étrangères notamment: le groupe a recouru à de nombreuses mesures pour résister. Et pour se défendre dans un environnement vivement concurrentiel, il investit encore dans de nouveaux segments - trains interurbains en Allemagne ou à grande vitesse (250 km/h) en Norvège et en Autriche.

Stadler Rail va en outre mettre en valeur de nouveaux marchés. Il entrevoit du potentiel de croissance en Europe centrale et de l'est, où les flottes sont vétustes. En février, il avait par ailleurs décroché une commande de 350 millions d'euros (430 millions de francs) émanant de Aeroexpress, l'exploitant de la ligne ferroviaire de l'aéroport de Moscou, portant sur 24 rames de wagons à 2 étages.

Le monde arabe également présente des perspectives certaines, dixit le groupe. Dans le domaine des transports en commun en particulier.

Au chapitre des perspectives encore, Stadler Rail indique que d'importants appels d'offres courent, en sus de celui des CFF, aussi bien en Suisse qu'à l'étranger. Le groupe vient de proposer des compositions pour les trams des transports publics zurichois (VBZ).

La situation est également réjouissante en Azerbaïdjan, au Kazakhstan et dans d'autres anciennes républiques soviétiques. N'empêche, les effets de la crise de l'euro se feront ressentir un certain temps encore. L'entreprise renforce donc ses mesures afin d'accroître la productivité et comprimer ses coûts.

(ats)

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