Passer au contenu principal

Pourquoi Swisscom supprime des postes

Malgré un résultat financier solide en 2016, l’opérateur aura biffé plus de mille emplois en Suisse en deux années.

Swisscom cherche à réduire sa base de coûts de plus de 300 millions de francs entre 2015 et 2020 tout en s’adaptant aux nouvelles conditions du marché.
Swisscom cherche à réduire sa base de coûts de plus de 300 millions de francs entre 2015 et 2020 tout en s’adaptant aux nouvelles conditions du marché.
Keystone

Le secteur en mutation constante des télécommunications pousse Swisscom à sans cesse s’adapter. Le géant bleu, leader du secteur en Suisse et détenu à hauteur de 51% par la Confédération, a annoncé une nouvelle vague de suppressions d’emplois dans le sillage de la publication de ses résultats 2016. L’opérateur historique biffera 500 postes en Suisse cette année. Il devrait en compter en décembre environ 17 900 sur sol helvétique contre 18 965 à la fin de 2015. Plus d’un millier de moins.

Swisscom cherche à réduire sa base de coûts de plus de 300 millions de francs entre 2015 et 2020 tout en s’adaptant aux nouvelles conditions du marché. La majorité des postes seront supprimés dans les «divisions d’assistance». Le nombre de ses centres d’appels s’est fortement réduit l’an dernier, un service que le groupe a externalisé auprès d’un partenaire en Suisse. Celui de Genève, qui occupait une dizaine de personnes, a disparu.

Pression sur les prix

La concurrence, le groupe la juge exacerbée. «Swisscom évolue dans un environnement économique sous forte pression. La concurrence est accrue, les investissements ne cessent d’augmenter et les prix ne vont eux que dans une seule direction, vers le bas, justifie une porte-parole. Pour vous donner une idée, nous évaluons à 100 millions de francs la perte liée au roaming rien qu’en 2016. Près des trois quarts du volume de données est désormais compris dans la facture de base pour nos clients Infinity (ndlr: le nom d’un abonnement chez Swisscom)

Le géant bleu dit en même temps recruter massivement dans les «secteurs en croissance». La sous-traitance numérique pour entreprises par exemple, qui a conduit l’opérateur à racheter la société lausannoise Veltigroup à la fin de 2014, la plus grosse acquisition de son histoire. Swisscom investit lourdement dans son réseau fibre optique, mise sur la télévision, avec des offres combinées toujours plus importantes. Les ventes générées par ses contrats combinés sont désormais presque aussi importantes que celles engendrées par ses abonnements au réseau mobile uniquement. Elles dépassent désormais largement celle des abonnements au réseau fixe, son cœur de métier.

Nouveaux marchés

Le groupe s’allie avec l’EPFL autour d’un laboratoire digital, parie sur la santé – sa division baptisée «health» vient de racheter un important logiciel pour cabinets médicaux au groupe Galenica –, les annuaires en ligne, les données intelligentes, le développement d’outils informatiques bancaires.

Swisscom n’a jamais cessé de se transformer depuis le début du millénaire face aux mutations géantes du marché. Des observateurs estiment que l’opérateur a pu supprimer au moins 4000 postes ces quinze dernières années. Mais il en a engagé tout autant dans des domaines porteurs, ce qui explique sans doute la réaction timide des syndicats mercredi.

Les autres opérateurs suisses subissent aussi les changements. Sunrise a vu ses effectifs chuter en 2015 et Salt a perdu un quart de ses forces en une décennie (les groupes publieront leurs résultats 2016 en mars et en avril). Quant aux nouveaux concurrents – Google, IBM, Microsoft, UPC et Avaloq notamment –, ils continuent d’étoffer leurs effectifs en Suisse et ailleurs.

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.