Passer au contenu principal

AgrochimieSyngenta dégage un bénéfice net en recul

Le bénéfice net du groupe bâlois est en baissse de 13% au 1er semestre, tandis que le chiffre d'affaires a reculé de 7%.

Une enseigne du groupe agrochimique bâlois à Monthey (VS).
Une enseigne du groupe agrochimique bâlois à Monthey (VS).
Keystone

Le groupe agrochimique bâlois Syngenta, qui a réalisé un premier semestre en recul, réaffirme l'objectif de voir son rachat par le chinois ChemChina se concrétiser avant la fin de l'année. Les discussions avec les autorités concernées sont décrites comme constructives.

Syngenta a annoncé vendredi avoir souffert du dollar fort entre janvier et fin juin. Le bénéfice net a diminué de 13% sur un an à 1,06 milliard de dollars (1,03 milliard de francs). Le chiffre d'affaires a reculé de 7% pour se fixer à 7,09 milliards, se contractant dans les quatre régions où la multinationale est active.

En monnaies locales, les ventes ont baissé de 2% seulement. Au chapitre des explications encore, le spécialiste des pesticides et des semences a mentionné la faiblesse des marchés agricoles et le ralentissement continu de ses activités en Amérique latine.

Syngenta a dégagé un résultat opérationnel (EBITDA) en diminution de 12% à 1,77 milliard de dollars (-2% à taux de change constants). La marge correspondante ressort en recul de 1,3 point à 24,9%. Les volumes de ventes se sont contractés de 3%. Les prix ont pour leur part augmenté de 1%.

«Après un premier trimestre résistant, les conditions de marché ont été plus difficiles au deuxième trimestre, notamment pour les activités à fortes marges en Europe, Afrique et Moyen-Orient», a dit Erik Fyrwald, directeur général, devant la presse à Bâle.

Optimiste avec ChemChina

En ce qui concerne son rachat par ChemChina, Syngenta s'est montré optimiste de voir la transaction s'achever d'ici à la fin de l'année. Pour rappel, l'opération géante, divulguée en février, porte sur 43 milliards de dollars.

Le 11 juillet, ChemChina a annoncé une deuxième prolongation de son offre publique d'achat (OPA), jusqu'au 13 septembre contre un délai initial au 18 juillet. «Nous avons des discussions constructives avec toutes les autorités qui renforcent notre confiance», a relevé Erik Fyrwald.

«L'engagement commercial à long terme de ChemChina va accroître notre investissement dans l'innovation, si bien que les agriculteurs continueront de bénéficier de nos plates-formes technologiques étendues pour les décennies à venir», ajoute l'Américain qui est en fonction depuis le 1er juin.

Brexit supportable

«Nous resterons une entreprise suisse», a rassuré Erik Fyrwald, tout en précisant qu'en l'état il n'y avait pas de plan B à la reprise par les Chinois.

Syngenta a aussi évoqué l'impact de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne (Brexit), après le vote du peuple britannique le 23 juin. Le groupe rhénan rappelle posséder d'importantes activités de recherche et de développement ainsi que de production dans ce pays.

Le chiffre d'affaires réalisé au Royaume-Uni ne représente toutefois que 1% environ des ventes totales. Par conséquent, Syngenta est en position nette acheteuse en livre sterling. L'exposition du résultat opérationnel à la livre sterling en 2016 est largement protégée par les contrats de couverture.

Optimisme mesuré

En ce qui concerne l'ensemble de l'exercice en cours, Syngenta s'attend à maintenir la marge opérationnelle EBITDA «à peu près au niveau de celle de l'année précédente», selon Erik Fyrwald. Le chiffre d'affaires devrait pour sa part reculer de l'ordre de 5%, en raison notamment du dollar fort.

Le groupe compte encore réaliser des économies de 300 millions de dollars, dans le cadre de son programme visant à accroître son efficacité. A court terme, l'industrie devrait continuer de subir les rudes conditions du marché, avec des prix de matières premières agricoles bas ainsi que des défis économiques et monétaires.

Syngenta anticipe un retour de la croissance au deuxième semestre dans la région Asie-Pacifique, où la sécheresse devrait s'atténuer. Parallèlement, les agriculteurs brésiliens continuent d'être confrontés à un environnement économique incertain et à des restrictions de crédit, mais leur rentabilité reste solide.

A la Bourse suisse, l'action a réagi dans une certaine stabilité, les résultats ressortant inférieurs aux attentes du marché. Dans l'après-midi, elle évoluait dans le vert, les investisseurs étant un peu rassurés dans le dossier ChemChina.

ats

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.