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Test grandeur nature avant de produire des masques antipollution

En plein développement de masques contre les polluants ou pollens, deux start-up vaudoises se mesurent au coronavirus.

Carmen Grange et Margot Reymond portent deux prototypes de leur nouveau masque de protection grand public lavable.
Carmen Grange et Margot Reymond portent deux prototypes de leur nouveau masque de protection grand public lavable.
Olivier Vogelsang

C’est l’histoire de deux start-up vaudoises, Breez et Helvitek Labs, qui développent un produit similaire: un masque de protection antipollution. Ayant séjourné à plusieurs reprises en Chine, leurs fondateurs ont compris à quel point un tel accessoire pouvait être utile pour se protéger contre les dangers des gaz d’échappement, des particules fines mais aussi des pollens. Les deux start-up y travaillent depuis près de deux ans et ont remporté des prix pour l’innovation de leur produit.

Aucune des deux n’avait toutefois imaginé que le nom de cet accessoire, porté couramment en Asie, serait dans toutes les bouches, quasi du jour au lendemain, à l’échelle de la planète. Plus besoin de grands discours, se réjouissent-elles, pour en expliquer les vertus. La pandémie pourrait servir de catalyseur. Sauf qu’elles ont provisoirement mis en pause leurs projets, qui ciblaient en priorité la Chine. Breez tout comme Helvitek profitent donc de cet événement pour lancer un produit dérivé.

500 masques par semaine

Les filles de l'équipe de Breez — Carmen Grange, Gaëlle Rey-Bellet, Margot Reymond et Hao Xu, qui vit à Shanghaï — ont recyclé leur savoir-faire pour adapter leur masque à la demande liée au virus. Leur modèle, avec deux types d’attaches différentes, tailles enfants et adultes, est un système à trois couches de tissu avec une partie molletonnée qui fait «barrière» pour un usage public. Design, il est certes moins technique que le masque antipollution prévu avec filtres au charbon et joint hermétique — produit en Chine —, qui protège aussi des pollens et des bactéries.

Mais le masque de pandémie, lavable à 60 ou 90 degrés, doit être produit en Suisse ou en Europe dès ces prochaines semaines et vendu au prix de 15 à 20 francs dans des magasins et via internet. Breez, qui travaille entre Yverdon (HEIG-VD) et les Ateliers de Renens, dans les locaux du master de science HES-SO (Innokick), compte trouver rapidement une entreprise capable de produire 500 masques par semaine. Un packaging spécial d’hygiène sanitaire est prévu.

Testé au CHUV

De leur côté, les garçons d’Helvitek Labs — l’ingénieur EPFL Théo Denisart et l’ancien directeur marketing chez Swatch Roberto Costa — s’attaquent à un accessoire destiné au personnel médical: une structure faciale qui protège des blessures au visage provoquées par les masques FFP2 et N95. Le dispositif en élastomère médical certifié — sorte de caoutchouc synthétique — est actuellement testé au CHUV. La start-up du Parc de l’innovation de l’EPFL a soigné le design selon la morphologie des visages, tout comme elle l’avait fait pour son accessoire antipollution «nouvelle génération» destiné à une diffusion mondiale.

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Discrète sur sa création (elle dépose plusieurs brevets), elle la présente comme un masque haut de gamme de nouvelle technologie, en coque dure avec des pièces interchangeables. Ce masque est en phase d’industrialisation et son lancement est prévu pour septembre prochain, après divers tests. Breez, qui prévoit un financement participatif, compte aussi lancer son masque antipollution d’ici à la fin de l’année.

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