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Uber sous pression syndicale en Suisse

Les CFF confirment ne plus vouloir collaborer avec la société américaine. La Poste pourrait s’adapter le temps voulu

Photo d'illustration
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Keystone

«Il est scandaleux que des entreprises proches de la Confédération confient des mandats de transport à Uber, un service à prix cassés qui enfreint systématiquement la législation suisse.» Depuis le mois d’avril, la fronde syndicale contre la société américaine n’a cessé de monter en puissance en Suisse. En ligne de mire deux applications: «Mon voyage» des CFF et «NordwestMobil» de CarPostal.

Après deux mois de lutte, Syndicom, Unia et SEV (Syndicat du personnel des transports) affichaient leur satisfaction en communiquant, vendredi, la volonté des CFF de renoncer à toute collaboration avec Uber. Une information confirmée par l'entreprise ferroviaire. «nous estimons que ce service ne correspond pas à notre code de conduite», répond leur porte-parole, Frédéric Revaz.

La Poste en ligne de mire

L’attention des trois syndicats se portent désormais sur CarPostal Suisse SA, filiale du géant jaune qui a déjà commencé à mandater Uber pour certains trajets. «En poursuivant une telle coopération, la Poste se rendrait complice d’infractions quotidiennes à la loi», estiment-ils.

Des pressions prises au sérieux par l’entreprise, mais dont elle ne prévoit pas de tenir compte pour le moment. «À Bâle, il n’y a pas d’interdiction d’Uber. Cela est important pour nous. Nous voulons maintenir notre projet «NordwestMobil» jusqu’à la fin de sa phase pilote, en automne 2017. Une fois notre offre lancée dans l’ensemble du pays, la question des opérateurs sera réexaminée», explique un porte-parole.

Les attaques se multiplient contre Uber

Les difficultés s'accumulent donc pour Uber en Suisse, où les attaques se multiplient contre Uber-Pop, mais également dans le reste du monde. Depuis mardi, son fondateur Travis Kalanick a entamé un congé sabbatique à durée indéterminée. «J’ai besoin de prendre du repos, de réfléchir sur moi-même pour devenir le patron dont le groupe a besoin», avait-il écrit dans un e-mail interne.

Forcée ou non, cette pause est en réalité liée aux multiples scandales, certains d’ordre sexuel, qui frappent le groupe américain. Depuis qu’une certaine Susan Fowler a assuré, au mois de février, avoir été régulièrement harcelée, les accusations se sont décuplées au sein du groupe, atteignant un total de 215 plaintes déposées auprès du cabinet d’avocats Perkins Coie.

Les problèmes de management ne se limitent toutefois pas uniquement à des questions de mœurs. Uber est en effet également accusé de vol de technologie. Un bras de fer juridique est en cours depuis le début de l’année entre le groupe américain et Google. D’après Waymo, la filiale du géant américain dédiée à la voiture autonome, l’entreprise spécialisée dans des services de VTC (voiture de transport avec chauffeur) lui aurait spolié plusieurs milliers de documents. Tout cela sans oublier une affaire liée à l’utilisation d’un logiciel informatique permettant à ses chauffeurs d’éviter les contrôles de police.

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