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Les vases de la Coop étaient des imitations

Le détaillant a retiré des rayons des vases achetés en Chine. Il s’agissait de copies d’une designer suisse.

Le vase conçu par Margrit Linck, toujours produit par l’entreprise bernoise Linck Keramik, a été copié en Chine.
Le vase conçu par Margrit Linck, toujours produit par l’entreprise bernoise Linck Keramik, a été copié en Chine.
DR

De forme géométrique, blancs, les vases en question ont été imaginés par l’une des céramistes les plus importantes de Suisse, Margrit Linck, décédée en 1983. Ses créations, au nombre desquelles on compte aussi des bols, ou des lampes, considérées comme des classiques du design, sont toujours produites et vendues par l’entreprise Linck Keramik, dans le canton de Berne. Chaque pièce vaut des centaines de francs.

5 fr. 95 au lieu de centaines de francs

Or l’entreprise n’en a pas cru ses yeux, rapporte la «NZZ am Sonntag», lorsque sont apparus il y a deux semaines sur les rayons de Coop City des vases en tous points semblables, à 5 fr. 95 (7 fr. 95 pour la grande taille). «Ils n’étaient pas faits à la main avec des matériaux coûteux, souligne le journal dominical, mais fabriqués à la chaîne avec des matériaux bon marché». En clair: de simples contrefaçons chinoises. «Les vases que Coop a vendus étaient des répliques pratiquement identiques des vases de l’artiste Margrit Linck, raison pour laquelle nous avons demandé que ces copies soient retirées immédiatement et détruites», explique l’avocat de l’entreprise.

Imitations et piratages en hausse

La Coop a réagi immédiatement, et les vases en question avaient disparu des étalages mercredi déjà. «Nous avons fait une erreur dans notre approvisionnement, ce que nous regrettons», déclare la porte-parole Rebecca Veiga dans la «NZZ». Le détaillant refuse toutefois d’indiquer le nom du fabricant chinois, ni celui du grossiste qui les a achetés. Il ne s’agit pas d’un cas isolé. De nombreux produits suisses sont régulièrement contrefaits en Chine, et cela va en augmentant, explique Jürg Herren, chef du service juridique de l’Institut fédéral de la propriété intellectuelle: «Le problème de la contrefaçon et du piratage s’est intensifié ces dernières années. En 2018, près des trois quarts des marchandises contrefaites et piratées arrivées en Suisse provenaient de Chine, ce qui place ce pays en tête de liste des pays d’origine des imitations».

L’écoulement de ces pièces est facilité avec l’importance croissante du commerce en ligne. L’Institut a du reste pris contact avec les plateformes internet chinoises, «afin de les rendre responsables de la lutte contre les offres illégales sur internet».

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