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Volkswagen souffre toujours du dieselgate

Le groupe a passé une provision de 1,6 milliard d'euros au premier semestre pour couvrir les possibles coûts juridiques.

Nouvelle ère pour les constructeurs automobiles et les consommateurs européens : vendredi entre en vigueur un protocole d'homologation des véhicules neufs plus sévère, qui remplace un processus discrédité par le scandale des moteurs diesel truqués. (Mercredi 30 août 2017)
Nouvelle ère pour les constructeurs automobiles et les consommateurs européens : vendredi entre en vigueur un protocole d'homologation des véhicules neufs plus sévère, qui remplace un processus discrédité par le scandale des moteurs diesel truqués. (Mercredi 30 août 2017)
AFP
Dieselgate: le président d'auto-suisse François Launaz estime qu'il Il faut éviter d'empirer la situation avec des mesures d'interdiction. (15 août 2017)
Dieselgate: le président d'auto-suisse François Launaz estime qu'il Il faut éviter d'empirer la situation avec des mesures d'interdiction. (15 août 2017)
Keystone
Le PDG de Volkswagen America, Michael Horn, ne s'est pas embarrassé de périphrases en s'excusant pour le scandale des contrôles antipollution falsifiés. Il a admis que le géant allemand de l'automobile avait «complètement merdé» (mardi 22 septembre 2015).
Le PDG de Volkswagen America, Michael Horn, ne s'est pas embarrassé de périphrases en s'excusant pour le scandale des contrôles antipollution falsifiés. Il a admis que le géant allemand de l'automobile avait «complètement merdé» (mardi 22 septembre 2015).
Reuters
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Le géant allemand de l'automobile Volkswagen a publié jeudi une nouvelle chute de son bénéfice net au deuxième trimestre. Il a souffert d'une provision supplémentaire pour faire face au scandale du diesel.

La firme a dégagé un bénéfice net part du groupe en repli de 57% au deuxième trimestre à 1,16 milliard d'euros (1,26 milliard de francs).

Le mastodonte allemand a précisé avoir passé une provision de 1,6 milliard d'euros au premier semestre pour couvrir les possibles coûts juridiques liés à l'affaire des moteurs diesel truqués. Jusqu'ici, il avait simplement annoncé avoir pâti au premier semestre d'une provision exceptionnelle de 2,2 milliards d'euros, dont une grande partie en lien avec les risques juridiques du dieselgate en Amérique du Nord.

«Compte tenu de (cette) charge, nous pouvons être satisfaits du résultat au premier semestre», a estimé dans un communiqué le patron du groupe, Matthias Müller.

«D'énormes efforts nécessaires»

Cette nouvelle provision vient s'ajouter aux 16 milliards déjà mis de côté en 2015 et qui avaient fait passer dans le rouge les comptes de Volkswagen, avec une perte nette annuelle de 1,6 milliard d'euros, la première depuis plus de vingt ans.

«D'énormes efforts seront encore nécessaires pour amortir les charges liées à la thématique du diesel», a averti jeudi le directeur financier Frank Witter.

Le groupe allemand aux douze marques dont Audi, Porsche et Seat avait déjà dévoilé en avance, le 20 juillet, une partie de ses résultats pour l'ensemble du premier semestre, meilleurs qu'attendu, ce qui lui avait valu d'être applaudi en Bourse.

Action en baisse

Les chiffres détaillés communiqués jeudi étaient au contraire reçus avec froideur par les investisseurs. A 08h30 à la Bourse de Francfort, le titre Volkswagen était en bas de l'indice Dax et cédait 1,76% à 126,45 euros.

Le constructeur souligne l'amélioration des résultats de la marque Volkswagen au deuxième trimestre par rapport au premier trimestre, à la faveur d'une embellie sur le marché européen de l'automobile ainsi qu'aux effets de son programme de restructuration. Cette marque, l'un des piliers du groupe, est en première ligne dans l'affaire du diesel et est, depuis plusieurs années, à la peine en termes de rentabilité.

Feu vert américain

La voie commence à se dégager pour le groupe aux Etats-Unis, où a éclaté le scandale en septembre 2015. La justice américaine a donné mardi son feu vert préliminaire au plan d'indemnisation de 14,7 milliards de dollars soumis par Volkswagen dans ce litige.

Mais cela ne règle que le volet civil de l'affaire, pas les poursuites au pénal dont Volkswagen fait l'objet aux Etats-Unis. Et le groupe reste confronté à une cascade de poursuites et d'enquêtes dans le reste du monde, notamment en Europe ou au Canada.

Volkswagen avait avoué en septembre 2015 avoir truqué au total 11 millions de voitures dans le monde afin de les faire passer pour moins polluantes qu'elles ne l'étaient vraiment.

(ats)

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