L’EPFL absorbe un club de business angels

FinancementL’association d’investisseurs A3 Angels vient d’être intégrée au nouveau pôle pour Alumnis créé en mars 2014.

Lors de la Seed night à l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL).

Lors de la Seed night à l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL). Image: DR

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La nouvelle est passée quasi inaperçue. Noyée dans la récente création, par l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), d’un service pour Alumnis, la reprise d’une partie des activités d’A3 Angels, un club de business angels indépendants, s’est en effet déroulée dans une relative discrétion. «Etant donnée que le club était une sorte de spin-off de notre association pour anciens étudiants, A3 EPFL (ndlr: nom choisi en 2002), il faisait sens qu’il soit également intégré au sein de cette nouvelle structure rebaptisée EPFL Alumni», explique sa directrice, Annelies Garcia.

Pérenniser les activités

Selon cette dernière, cette institutionnalisation d’A3 Angels permettra d’en pérenniser les activités. Pour mémoire, en quelques années, le club a mis en place des programmes de coaching pour entrepreneurs en herbe et de soutien financier pouvant aller jusqu’au demi-million (en moyenne). Il est également à l’origine de la Seed night, cette manifestation destinée aux toutes jeunes sociétés et dont la 4e édition aura lieu demain soir (lire ci-contre).

«EPFL Alumni nous a assuré être prêt à mettre les moyens pour reprendre une partie de nos activités et perpétuer les succès obtenus ces dernières années, relate Antoine Ghosn, l’un des cofondateurs d’A3 Angels et patron de la société informatique AlmaZ. Et si remettre de la sorte les clés de la boutique n’était pas simple, au moins les journées qui se terminaient à passé minuit pour organiser au mieux un événement comme la Seed night sont derrières.»

Antoine Ghosn précise d’ailleurs que A3 Angels existe toujours: «Nous avons récemment voté et décidé à l’unanimité de continuer à soutenir des entreprises suivant nos disponibilités et au gré du marché.»

Quoi qu’il en soit, l’intégration d’un tel club n’est pas anodine et cela d’autant moins que l’EPFL accorde depuis plusieurs années un soutien indirect à ses jeunes spin-offs (sous la forme de loyers à taux préférentiel au Parc scientifique à l’innovation). A se demander donc si du côté d’Ecublens l’idée d’embrasser la casquette de business Angel ne circule pas en haut lieu?

Un rôle de passerelle

Pour le moment la réponse est catégorique. «Non l’EPFL ne prévoit pas d’investir directement les deniers du contribuable dans ses start-up, affirme Pierre Dorsaz, en charge des relations extérieures pour EPFL Alumni. Notre objectif est d’offrir une passerelle pour simplifier la connexion entre nos anciens alumnis qui souhaiteraient investir de l’argent ou du temps (comme coach) et nos start-up.»

Dans une période où bon nombre de jeunes start-up peinent à démarrer, faute de réseaux et d’accès à des financements, l’EPFL se dote donc surtout d’un véhicule supplémentaire apte à combler ces besoins.

Créé: 22.04.2015, 07h32

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