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De l’euphorie boursière à la panique

Pour les investisseurs, les temps sont durs. Depuis le début de l’année, les Bourses s’effondrent chaque jour un peu plus. Or, «le gros danger serait de les voir déboucher sur un mouvement de panique générale», avertissait dans nos pages un analyste financier. Pas de chance, ce risque ne peut plus être écarté de l’équation tant les chutes sont spectaculaires.

Et comme toujours, les valeurs technologiques se trouvent en première ligne. Il y a quelques mois pourtant, ces dernières faisaient encore briller les yeux de la plupart des analystes. Le Nasdaq avait alors dépassé le seuil symbolique des 5000 points. Puis l’euphorie a cédé la place à la panique et le raz-de-marée actuel n’épargne plus personne. Apple, Google, Facebook, Netflix, LinkedIn, GoPro, Tesla ou encore Amazon, les «chouchous» d’hier se sont transformés en vilains petits canards.

Et pourtant, les paradigmes ne sont clairement plus les mêmes. Contrairement aux années 2000 marquées par une multiplication d’entreprises Internet sans modèles économiques tangibles, la plupart des sociétés actuelles présentent de solides bilans ou au moins un potentiel de croissance et de diversification sans commune mesure. Tant Tesla, Google, Apple que certaines licornes de la Silicon Valley (Uber et AirBnb en tête) ont multiplié les casquettes, jouant le rôle de détaillant, de société de services ou encore de vendeur de produits de consommation.

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