Passer au contenu principal

Les firmes étrangères boudent Genève

Le nombre de sociétés s’installant dans l’arc lémanique sous l’impulsion de l’Etat chute. Car les conditions-cadres se sont détériorées.

Le groupe allemand TÜV Rheinland a ouvert une succursale à Berne en décembre sous l’impulsion du Greater Geneva Bern area.
Le groupe allemand TÜV Rheinland a ouvert une succursale à Berne en décembre sous l’impulsion du Greater Geneva Bern area.
DR

En 2016, la Suisse occidentale (les cantons romands et Berne) a attiré peu de firmes étrangères. L’an dernier, 42 sociétés se sont installées sur ce territoire, la plupart dans l’arc lémanique, selon le Greater Geneva Bern area (GGBa), l’organisation en charge de la promotion économique dans ces cantons. Quarante-deux entreprises? C’est la pire année de l’histoire du GGBa et moins de la moitié qu’en 2014. Cette année-là, les 87 firmes étrangères qui s’étaient implantées dans la région devaient générer plus de mille emplois à moyen terme. Un chiffre qui a été divisé par deux l’an dernier.

Vaud et Genève en baisse

Au bout du lac, scénario similaire: selon le Service de la promotion économique genevoise (SPEG), 23 entreprises étrangères se sont installées sur ses terres en 2016. Emplois générés sur trois ans: 240, près de la moitié par rapport à 2014. Sur sol vaudois, les résultats détaillés seront publiés à la fin du mois d’avril. Mais la tendance est similaire: 31 entreprises étrangères attirées, le chiffre le plus bas depuis 2010. Le SPEG invoque «un contexte économique difficile, marqué par la force du franc et les incertitudes liées à la fiscalité et l’immigration». Le GGBa ajoute que le Brexit et l’arrivée de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis retardent les décisions des entreprises, ce qui impacte ses activités de prospection.

Parmi les nouveaux venus à Genève, on recense surtout des acteurs de la finance, des services IT et du négoce de matières premières. Aucune entreprise étrangère ne s’est installée au Campus Biotech l’an dernier, quand bien même ce fleuron scientifique prometteur a été l’objet d’investissements importants.

Le GGBa critiqué

La politique interne du GGBa pourrait également expliquer les résultats mitigés, selon une source proche du dossier, qui souhaite rester anonyme. L’an dernier, le directeur du GGBa, Thomas Bohn, promettait l’arrivée en 2016 d’un «Google de demain» en Suisse occidentale. Il n’en a rien été. Selon notre source, la société a en réalité «été déçue de l’accueil et ne pense plus s’implanter» dans la région.

«Il y a plusieurs dossiers majeurs qui sont actuellement traités par le GGBa et qui sont en évaluation en Suisse, accueillis par les promotions économiques cantonales», répond Thomas Bohn. «Certains projets mettent plus de deux ans, voire trois ou quatre, pour être finalisés», dit-il. «Les sociétés reçues en visite en Suisse sont dans leur écrasante majorité ravies de l’accueil par les promotions économiques cantonales.»

Créé en 2010, le GGBa a pour mission d’attirer des entreprises étrangères susceptibles de renforcer les pôles de compétences prioritaires de Suisse occidentale et d’encourager la création d’emplois à haute valeur ajoutée.

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.