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Le FMI modifie ses règles de prêts aux pays très endettés

Le FMI édicte une nouvelle doctrine pour régir ses prêts exceptionnellement élevés aux pays lourdement endettés.

Christine Lagarde dirige le FMI.
Christine Lagarde dirige le FMI.
AFP

La semaine dernière, le Fonds monétaire international (FMI) avait déjà annoncé la fin de cette «exception systémique» qui avait été établie pour renflouer massivement Athènes en dépit de doutes sur la viabilité de sa dette et dans le but d'éviter une réaction en chaîne néfaste pour l'économie européenne.

Dans un rapport publié vendredi, l'institution reconnaît que cette règle controversée n'a pas su éviter la «contagion» de la crise, qu'elle faisait peser un risque pour les ressources du FMI et qu'elle encourageait les créanciers à prêter démesurément aux pays en jouant sur la garantie implicite qu'ils seront remboursés sur fonds publics.

Ce mécanisme, décrié par certains pays émergents qui y voyaient une faveur faite aux Européens, était également dans le collimateur des élus américains républicains qui exigeaient sa suppression.

Le nouveau schéma introduit vendredi entérine sa disparition et se concentre sur une zone dite «grise» où la dette d'un pays n'est pas jugée viable «avec un haut degré de certitude» -une des règles d'or du FMI- mais où une réduction frontale de son endettement serait trop risquée.

Dans ce cas, le FMI pourra s'engager financièrement à la condition que le pays reçoive en parallèle, de créanciers publics et privés, des fonds suffisamment importants pour faciliter un retour à une dette soutenable et assurer que l'institution de Washington sera remboursée.

Une restructuration de la dette (extension des maturités, rééchelonnement des remboursements...) ne sera pas «automatiquement» exigée mais pourrait être envisagée en fonction des circonstances, assure le FMI dans une note explicative.

Solution appropriée

Si le pays a perdu accès aux marchés financiers, cette solution serait ainsi «appropriée» et permettrait ainsi que les mesures d'économie exigées par le FMI en contrepartie de son aide soient moins «contraignantes», indique l'institution.

Dans le cas où une restructuration ferait toutefois peser trop de risques pour la stabilité financière, le FMI pourrait s'en passer à la condition que les autres créanciers publics puissent assouplir leurs conditions de remboursement pour donner de l'oxygène au pays.

Cette dernière référence fait écho aux actuelles négociations sur le troisième plan d'aide à la Grèce auquel le FMI ne veut participer qu'à la condition que les Européens allègent la dette du pays.

Certains Etats-membres de l'UE avaient un moment refusé cette possibilité en assurant que les traités européens leur interdisaient tout effacement de dette.

(AFP)

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