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GrèceLe FMI veut aménager la dette grecque

Christine Lagarde a plaidé mercredi pour une restructuration de l'énorme dette grecque pour soulager le pays.

Christine Lagarde arrive à Berlin. (Mercredi 22 février 2017)
Christine Lagarde arrive à Berlin. (Mercredi 22 février 2017)
AFP

La directrice du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, a plaidé mercredi pour une restructuration de l'énorme dette grecque pour soulager le pays. Elle a toutefois jugé qu'une réduction de son montant n'était pas nécessaire.

La dette grecque «devra être restructurée de manière appropriée» et l'ampleur de cette opération «va clairement dépendre» des réformes mises en oeuvre par Athènes pour réduire son déficit public, a déclaré à Berlin Christine Lagarde à la chaîne de télévision allemande ARD. Elle s'exprimait après une entrevue avec la chancelière allemande Angela Merkel à Berlin.

Dans l'immédiat, «nous sommes beaucoup plus confiants» sur les chances d'aboutir à une solution sur le déblocage de nouveaux prêts en faveur de la Grèce, de la part de la zone euro et du FMI, après des semaines de blocage sur cette question, a jugé la patronne du FMI.

Sauvée de la faillite au début de la décennie, la Grèce est engagée actuellement dans un troisième programme d'aide international qui a démarré à l'été 2015 et doit courir jusqu'au 20 août 2018, avec un maximum de prêts prévu de 86 milliards d'euros. Mais les tractations sur le versement d'une nouvelle tranche de prêts piétinent.

Marcher sur deux jambes

Alors que le FMI avait récemment laissé planer la menace de ne plus prêter d'argent frais au pays, Mme Lagarde a salué mercredi «les progrès» réalisés par Athènes en matière de réformes de l'économie grecque pour satisfaire les exigences de ses créanciers.

Concernant la réforme des retraites et du système fiscal en Grèce, entre autres, «les choses commencent à avoir l'air sérieuses», a jugé Christine Lagarde. Des représentants des créanciers doivent se rendre prochainement à Athènes pour boucler ces mesures avec le gouvernement grec.

Mais aux yeux de Christine Lagarde, ces réformes ne sont qu'un volet des efforts à faire. L'autre sera à effectuer par les créanciers eux-mêmes et porte sur un assouplissement des conditions de remboursement de la dette grecque.

La Grèce doit pouvoir «marcher sur deux jambes», a-t-elle dit, et «la deuxième jambe sera le montant de la dette que le pays peut supporter et cette dette va devoir être restructurée de manière appropriée».

ats

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