La France échappe de justesse à la récession

Bilan économiqueMalgré une performance mitigée au deuxième trimestre, l'objectif gouvernemental d'une croissance de 0,3% sur l'ensemble de l'année 2012 reste réalisable.

Le ministre de l’Economie et des Finances, Pierre Moscovici.

Le ministre de l’Economie et des Finances, Pierre Moscovici. Image: ARCHIVES/AFP

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La croissance a été nulle en France au deuxième trimestre 2012 par rapport au précédent, a annoncé mardi l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) dans une première estimation pour la période.

L'économie française évite donc de justesse de faire un premier pas vers la récession, comme le prédisaient notamment la Banque de France et plusieurs économistes. La stagnation du produit intérieur brut (PIB) constatée au printemps est conforme aux prévisions de l'Insee.

Il s'agit en revanche du troisième trimestre consécutif de stagnation. L'Insee a en effet révisé à la baisse ses chiffres du quatrième trimestre 2011 (0% au lieu de 0,1%), même si la croissance sur l'ensemble de l'an dernier reste inchangée à 1,7%.

La France fait une nouvelle fois moins bien que son principal partenaire, l'Allemagne, qui a affiché une croissance de 0,3% au printemps, selon des chiffres également publiés mardi.

Malgré cette performance mitigée au deuxième trimestre, l'objectif gouvernemental d'une croissance de 0,3% sur l'ensemble de l'année 2012 reste réalisable.

L'acquis de croissance, c'est-à-dire le résultat d'ores et déjà obtenu pour l'année si le PIB devait continuer à stagner jusqu'en décembre, est en effet de 0,2%, et l'Insee prédit un léger rebond au second semestre.

Au printemps, les dépenses de consommation des ménages ont reculé légèrement (-0,2% après 0,2% au trimestre précédent), tandis que l'investissement global a rebondi ( 0,6% après -0,8%), de même que celui des seules entreprises non financières ( 0,7% après -1,4%).

La demande intérieure finale hors stocks a donc faiblement contribué à la croissance. L'activité a également reçu un coup de pouce des variations des stocks des entreprises, ce qui signifie que ces dernières ont légèrement reconstitué leurs stocks après avoir puisé dedans.

Mais ces contributions positives ont été effacées par les mauvais résultats du commerce extérieur, plombé par des importations en nette accélération ( 1,8% après 0,6%) et des exportations encore peu dynamiques ( 0,2% après 0,1%).

La production totale de bien et services a marqué le pas au deuxième trimestre, en restant stable. Dans le détail, la production de biens manufacturés a enregistré un nouveau recul (-1% après -0,9%), notamment dans les matériels de transport (-3,3% après -0,8%), tandis que la production de services a légèrement progressé ( 0,2% comme au trimestre précédent). (afp/nxp)

Créé: 14.08.2012, 09h21

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