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Crise de la detteLa Grèce appelle les créanciers «à se mettre d'accord»

Yanis Varoufakis laisse planer l'ambiguïté sur la date à laquelle le pays ne pourrait plus faire face à ses obligations.

Le ministre grec des Finances Yanis Varoufakis.
Le ministre grec des Finances Yanis Varoufakis.
Archives, Keystone

Le ministre grec des Finances Yanis Varoufakis a appelé mardi 26 mai les créanciers du pays «à se mettre d'accord», faute de quoi les remboursements de dette ne pourront plus être effectués très longtemps.

«Depuis quatre mois (date de l'arrivée au pouvoir du gouvernement Tsipras, ndlr), nous avons rempli nos obligations vis-à-vis des créanciers en puisant jusqu'au fond de notre économie, on ne peut pas faire ça indéfiniment et nos créanciers le savent. Donc il commence à être temps qu'ils se mettent d'accord» et «fassent le dernier quart du chemin, puisque nous en avons déjà fait les trois autres quarts», a lancé le ministre sur CNN.

Accord nécessaire

Contrairement au ministre de l'Intérieur Nikos Voutsis qui avait assuré dimanche qu'il n'y avait plus d'argent pour payer le FMI en juin, M. Varoufakis a continué à laisser planer l'ambiguïté sur la date à laquelle le pays ne pourrait plus faire face à ses obligations. «Je suis optimiste de nature, donc je dirais que nous ferons ce paiement (en juin, ndlr) car nous aurons un accord d'ici là».

Comme on lui demandait si le paiement de juin est directement lié à l'accord, M. Varoufakis a répondu évasivement: «Il faut parvenir à un accord (...) chacun sait que l'Etat grec ne peut pas continuer à faire de gros paiements au FMI sans un accord (...) c'est une question de bon sens».

A la question: «est-il vrai que le pays n'a pratiquement plus d'argent?», M. Varoufakis a répondu cependant: «Non, notre pays, en conséquence des énormes sacrifices faits par le peuple grec, a réussi à vivre sur ses propres moyens».

Agenda serré

Des spécialistes de la dette grecque ont indiqué à l'AFP que le mois de juin serait très difficile, notamment les vingt derniers jours. Or, Athènes doit rembourser le mois prochain un total de près de 1,6 milliard d'euros au FMI, avec un premier versement le 5 de taille modérée, soit 300 millions d'euros.

Si ce versement peut être effectué sans heurt, cela laisse une semaine de plus pour parvenir à un accord d'ici le 12.

(AFP)

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