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Grégoire Courtine à la conquête de l’Amérique

La start-up du neurochirurgien star de l’EPFL, qui fait remarcher les paraplégiques, s’offre une entreprise américaine.

le professeur Grégoire Courtine, scientifique, ici avec le robot Rysen, dans la salle de réadaptation à la marche de l'hôpital Nestlé.
le professeur Grégoire Courtine, scientifique, ici avec le robot Rysen, dans la salle de réadaptation à la marche de l'hôpital Nestlé.
Chantal Dervey.

Grégoire Courtine et sa start-up de 70 personnes traversent l’Atlantique. Dans leurs bagages: l’implant électrique qu’ils ont conçu pour stimuler la moelle épinière des paraplégiques et les faire remarcher. GTX Medical, spin-off de l’EPFL, annonce l’acquisition de l’américain NeuroRecovery Technologies, qui développe des dispositifs de stimulation pour le haut du corps. Avec cette opération, GTX Medical – le nom est conservé – devient numéro 1 mondial du secteur. Historiquement basée sur le site de l’EPFL, où elle conserve ses bureaux, la société compte désormais des antennes aux Pays-Bas et aux États-Unis. Pour la plus grande joie de Courtine. Interview.

Pour GTX Medical, quels sont les intérêts d’une telle acquisition?

L’Amérique reste un endroit clé, c’est là que se trouve le plus gros marché et c’est également là-bas que sont décidés les développements ou encore les régulations. Pour une entreprise biomédicale telle que la nôtre, avoir un pied aux États-Unis est quelque chose de très important. Nous allons pouvoir développer des réseaux outre-Atlantique et, à terme, embaucher sur place. Un autre avantage se trouve dans les nombreux brevets et les stimulateurs développés par la firme américaine dont nous nous rapprochons.

C’est-à-dire?

Cette fusion-acquisition va nous permettre de développer deux types de technologies. NeuroRecovery Technologies a une approche qui n’est pas invasive, elle est donc moins puissante, mais c’est une bonne solution pour des gens moins lésés ou des personnes avec des problèmes au niveau du mouvement des bras, qui souffrent de lésions cervicales ou de tétraplégie. Leurs solutions peuvent également être intéressantes pour les patients victimes d’AVC. Nous disposerons donc désormais d’une large gamme de solutions, des technologies implantées pour patients paraplégiques sur lesquelles nous travaillons depuis des années à des traitements transcutanés.

Cette arrivée sur le sol américain a-t-elle un lien avec la Christopher & Dana Reeve Foundation?

Elle finance la recherche de personnes paralysées et donc nos activités, effectivement. Elle croit en nous et en nos activités, qui apportent un traitement véritablement efficace aux personnes handicapées.

Vous avez personnellement travaillé pour cette fondation. Un retour aux sources?

J’y ai travaillé lorsque j’étais à Los Angeles, il y a quelques années. En réalité, l’entreprise américaine dont nous nous rapprochons est celle de mon ancien patron, en Californie.

Entre les lignes, on comprend qu’il s’agit plus de l’acquisition de cette entreprise d’une dizaine de personnes que d’une fusion. Pour quel montant?

Nous ne divulguons pas cette information.

De la même manière, vous ne dévoilez pas le montant du tour de table récemment terminé. Pour quelles raisons?

Les investisseurs ne souhaitent pas le communiquer. Nous dévoilerons les montants au terme du prochain tour de table.

Et le chiffre d’affaires de GTX, même secret?

Aujourd’hui, il n’y a pas de chiffre d’affaires. Nous développons une technologie. Il faut encore qu’elle soit validée et qu’elle bénéficie d’un marquage, des autorités européennes ou américaines. Ce n’est qu’à ce moment-là que nous pourrons vendre des dispositifs. Aujourd’hui, l’entreprise ne vit que grâce aux investisseurs.

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