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Huawei marche sur les plates-bandes d'Apple

Le numéro trois des téléphones lance sur le marché suisse son premier ordinateur ultra-fin à l'assaut de la clientèle des MacBook.

Le groupe chinois Huawei et son patron, Richard Yu, visent désormais le créneau du haut de gamme.
Le groupe chinois Huawei et son patron, Richard Yu, visent désormais le créneau du haut de gamme.
EPA

La Suisse, où Huawei a multiplié par dix son activité ces cinq dernières années, est le premier pays hors de Chine dans lequel le géant de l'électronique proposera la version la plus élaborée de son ordinateur portable ultra-fin Matebook. L'objectif fixé par la direction locale de cet empire de 108'000 employés est le même que celui imposé à ses téléphones portables: tenter de conquérir le juteux marché du haut de gamme, en proposant une alternative à Apple.

La rime entre Matebook et MacBook ne doit rien au hasard. «Notre technologie nous donne à présent le droit de prétendre à ce haut de gamme auquel nous ne touchions pas jusque-là», veut croire Daniel Meyer, responsable en Suisse des produits grand public.

S'arracher au marché du bas de gamme «made in China»

Présenté il y a trois mois à Berlin, son nouveau «slim book» en métal brossé offre un processeur Intel i7 de 3,5 Ghz, 512 Go de stockage et 8 Go de mémoire vive, le tout dans 1,05 kilo, soit les trois quarts du poids d'un Macbook. Des caractéristiques techniques qui ont convaincu Huawei de fixer son tarif à 1799 francs – soit moins qu'un Apple mais plus qu'un HP ou un Dell. Et ce en dépit de l'absence totale d'historique de la marque sur le marché des ordinateurs portables en Suisse.

«Notre technologie nous donne à présent le droit de prétendre à ce haut de gamme»

Sa légitimité technique, Huawei dit la tirer de ses téléphones. «En 2015 nous contrôlions encore près de 80% du marché des portables bas de gamme – à l'achat souvent subventionné par les opérateurs. Aujourd'hui nous nous focalisons totalement sur le haut de gamme ici en Suisse», poursuit Daniel Meier. Mettant en avant ses gammes Mate et P-Series, la marque chinoise écoule des smartphones dont le prix de vente moyen tourne de 300 euros, contre 50 euros pour les Wiko – qui dominent l'entrée de gamme sur le marché helvétique – et plus de 350 euros pour Samsung, voire plus de 500 euros pour Apple.

L'an dernier la marque avait largement communiqué sur le double appareil photo Leica dotant son nouvel appareil P9, un capteur noir-blanc de 20 mégapixels se combinant avec un capteur 12 mégapixels couleur, promesse d'un meilleur rendu des images. Le 16 octobre elle lancera le Mate 10, son concurrent grand écran de l’iPhone 8 Plus.

320 personnes en Suisse

Numéro trois des ventes sur le marché suisse, derrière Apple et Samsung, Huawei se situe au quatrième rang en termes de nombre de téléphones écoulés, dépassé par Wiko et ses appareils bon marché. Le groupe chinois emploie 320 personnes en Suisse, essentiellement dans ses activités d'équipements de réseaux: seule une équipe de 13 personnes s'occupent des produits grand public.

Au niveau mondial l'histoire du groupe est celle de la montée en gamme des marques de République populaire. Les usines Huawei ont expédié l'an dernier 139 millions de «smartphones», contre seulement… 3 millions en 2010. Ses ventes, encore majoritairement focalisées en Chine, enflent au rythme frénétique de plus de 40% par an. L'ensemble du conglomérat pèse 74 milliards de dollars de chiffre d’affaires et fait travailler 108 000 personnes.

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