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L'impact du taux négatif sur les banques est faible

Le vice-président de la Banque nationale suisse estime que la politique monétaire de son établissement n'a pas eu un impact trop fort.

Fritz Zurbrügg s'est exprimé jeudi devant l'assemblée générale de la Société économique du canton de Berne.
Fritz Zurbrügg s'est exprimé jeudi devant l'assemblée générale de la Société économique du canton de Berne.
Keystone

Indispensable du point de vue de la politique monétaire, le taux d'intérêt négatif appliqué par la Banque nationale suisse (BNS) sur les avoirs à vue des banques n'a pas entraîné de coûts directs majeurs pour la plupart des établissements, estime Fritz Zurbrügg, le vice-président de la BNS. L'impact sur leur rentabilité est resté modeste du fait des montants exonérés.

Dans l'environnement international actuel, caractérisé par des taux bas et une situation économique difficile, le taux négatif vise à réduire la pression à la hausse sur le franc, a rappelé jeudi à Berne Fritz Zurbrügg, devant l'assemblée générale de la Société économique du canton de Berne. Il s'accompagne de la disposition de la BNS à intervenir sur les marchés des changes.

Le taux d'intérêt négatif contribue à la stabilisation des prix et soutient l'activité économique en Suisse, deux conditions essentielles à un système bancaire prospère et stable. Mais le contexte de taux actuel pose aussi des défis, avec des effets indésirables du point de vue économique sur la stabilité financière.

Les taux bas affectent en particulier la rentabilité des banques dans le domaine des opérations d'intérêt. Ils peuvent de ce fait les inciter à prendre des risques excessifs.

Plus de risques

Une situation qui concerne en Suisse les établissements axés sur le marché intérieur, très actifs dans ces opérations et dont la marge d'intérêt a effectivement subi des pressions, du fait de la phase exceptionnelle de taux bas qui dure depuis la crise financière de 2008. Toutefois, l'introduction du taux négatif n'a pas davantage pesé sur la rentabilité de ces banques, a jugé Fritz Zurbrügg.

A la faveur des montants exonérés, le taux négatif n'a pas entraîné de coûts directs majeurs. Dans le même temps, les banques ont réagi en augmentant leur marge sur les éléments de l'actif et en prenant des risques plus élevés lors de l'octroi de crédits.

Propension au risque

Une propension au risque qui pourrait s'accroître du fait que les banques resteront longtemps confrontées à des taux d'intérêt exceptionnellement bas et aux pressions qui en découlent sur leur rentabilité. Dès lors, les déséquilibres existant déjà sur les marchés immobilier et hypothécaire en Suisse pourraient s'accentuer de nouveau avec le temps.

Il importe que les banques adoptent une approche conservatrice dans l'octroi des prêts, a relevé Fritz Zurbrügg. Lors de l'évaluation de la capacité financière et du taux d'intérêt pertinent, il convient de tenir compte du fait que l'acquisition d'un bien immobilier s'inscrit généralement dans un horizon à long terme, durant lequel les taux pourraient se retrouver à un niveau nettement plus élevé.

(ats)

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