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Implenia a dopé sa rentabilité en 2016

Le numéro un de la construction en Suisse a réalisé un bénéfice net consolidé de 64,4 millions de francs.

Implenia envisage l'année 2017, et les suivantes, avec confiance.
Implenia envisage l'année 2017, et les suivantes, avec confiance.
Keystone

Au terme de sa dixième année d'existence, Implenia a dopé sa rentabilité, malgré des revenus en léger repli. Le groupe zurichois de construction a réalisé un bénéfice net de 64,4 millions de francs, en progrès de 23,9% sur un an. Après sa récente expansion en Allemagne, le groupe relève ses objectifs à moyen terme.

Le chiffre d'affaires consolidé s'inscrit à 3,27 milliards de francs, en repli de 0,6% d'une année à l'autre, a annoncé jeudi le numéro un de la construction en Suisse. Si les segments Development, Suisse et Infrastructure restent solides, l'activité à l'international est à la peine en Norvège.

Volume record des commandes

Implenia a maintenu le volume record des commandes de l'année précédente, soit près de 5,2 milliards de francs ( 0,7%, ou 0,8% hors effets de change) à fin décembre. «Le niveau des commandes nous a surpris nous-mêmes», a déclaré le directeur général Anton Affentranger, devant les médias à Zurich.

Cependant, les recettes et le profit net ont manqué de peu les projections des analystes. A la Bourse suisse, le titre Implenia s'était replié de plus de 3% dans l'après-midi, dans un SPI en recul.

Internationalisation

En une décennie, Implenia, née en 2006 de la fusion du genevois Zschokke et du bâlois Batigroup, a crû des deux côtés de la Sarine et s'est diversifiée. Surtout, elle a lancé ses activités à l'étranger, a récapitulé le patron.

L'an passé, l'inauguration du tunnel de base du Saint-Gothard a été un point fort. Au cours des 17 années de travaux, Implenia a participé à la réalisation de trois des cinq lots du tunnel.

Au terme de l'exercice sous revue, le résultat opérationnel s'inscrit à 97,9 millions de francs, en progrès de 22,5% comparé à 2015. Les divisions affichent un EBIT en hausse de 20,4%, à 103,7 millions. Sans les frais d'amortissement liés à l'acquisition de l'allemand Bilfinger Construction, le résultat d'exploitation des divisions a battu un nouveau record, à 115 millions ( 6,8%).

Redressement

Dans le coeur de métier en Suisse, qui englobe le bâtiment, la construction de routes et le génie civil ou encore la rénovation, les revenus ont stagné autour de 2,39 milliards de francs ( 0,1%). Mais grâce au redressement de l'activité classique d'entreprise générale et totale (Buildings), la rentabilité de la division domestique a décollé de 45% à 56,3 millions.

A fin 2016, le carnet de commandes de la division Suisse s'est inscrit à 2,64 milliards de francs. Tandis qu'en Suisse romande, l'utilisation des capacités s'est maintenue à un niveau élevé, en Suisse alémanique, «il y a encore du potentiel», a relevé Anton Affentranger.

Expansion à l'étranger

Le segment Infrastructure (tunnels, travaux spéciaux de génie civil et grands projets) a été porté par les activités à l'étranger et l'effet Bilfinger Construction. Sans ce dernier, l'EBIT a chuté de 17,3% sur un an à 14,5 millions de francs, pour un chiffre d'affaires en hausse de 13,5% à 475,5 millions.

Implenia travaille à de grandes réalisations, à part la Suisse, en Allemagne, en Autriche, en Norvège et en Suède. L'an passé, la société a remporté deux contrats pour le développement du métro parisien (projet «Grand Paris Express»), prenant ainsi pied sur le marché français des infrastructures.

L'unité de développement immobilier en Suisse (Development) a bénéficié des bonnes conditions de marché. Focalisée dans les régions clés de Zurich et de l'Arc lémanique, elle a étoffé sa rentabilité.

Revers en Norvège

Le segment International, qui inclut les autres travaux en Allemagne, Autriche, Norvège et Suède, ainsi que les gravières à l'étranger, a connu lui un revers à cause de la Norvège. Sans l'effet Bilfinger Construction, son EBIT a plongé de plus de moitié à 7,2 millions de francs. Le chiffre d'affaires a reculé de 3,6% à 683,5 millions.

En Norvège, où le groupe a repris des activités à faible marge de Bilfinger, il essuie une perte d'environ 5 millions de francs, a précisé le patron. En cause: un problème de coûts et des projets hérités qui ne sont pas à la hauteur. Des mesures ont été prises, comme la séparation des unités scandinaves. La Norvège reste le marché le plus intéressant en termes d'infrastructures, selon la direction.

En Allemagne et en Autriche, les activités «tiennent le cap». Mi-décembre, la société basée à Dietlikon (ZH) a repris l'allemand Bilfinger Hochbau, fort d'un chiffre d'affaires de quelque 450 millions d'euros et plus de 1000 collaborateurs. Le rachat doit être finalisé le 1er mars et l'intégration devrait être achevée fin juin, espère la direction.

Les gravières au Mali et en Côte d'Ivoire ont quelque peu amélioré leur contribution. En fin d'année, le carnet de commandes du segment International a franchi pour la première fois la barre du milliard.

Nouvel objectif

Au vu du carnet d'ordres bien garni, la direction se dit confiante pour l'année 2017, et les suivantes. La construction en Suisse devrait rester dynamique, les taux bas aidant. Le groupe zurichois s'attend à ce que Bilfinger Hochbau génère quelque 500 millions de francs.

Suite à ce rachat, Implenia vise à moyen terme un volume de chiffre d'affaires autour de 5 milliards de francs et une marge EBITDA entre 5,25% et 5,75%, après 5,1% l'an dernier. Pour 2017, il confirme l'objectif d'EBIT de 140 à 150 millions.

(ats)

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