L'industrie du bois réclame des mesures immédiates

Franc fortL'industrie du bois table sur une perte de rendement de l'ordre de 165 millions de francs dû à l'abandon du taux plancher par la BNS.

De nombreux emplois sont en jeu, ont averti les représentants de l'industrie du bois.

De nombreux emplois sont en jeu, ont averti les représentants de l'industrie du bois. Image: ARCHIVES / PHOTO D'ILLUSTRATION/Keystone

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Le franc fort donne du fil à retordre à l'industrie du bois suisse. De nombreux emplois sont en jeu, ont averti ce jeudi 19 février les représentants de la branche à Worb (BE). Ils demandent une amélioration de leurs conditions-cadres afin d'amortir quelque peu le choc.

Les organisations tablent sur une perte de rendement de l'ordre de 165 millions de francs. Des entreprises seront menacées de fermeture et des exploitants forestiers devront licencier. Au final, c'est l'entretien des forêts qui en pâtira, alors que l'effort ne devrait pas être relâché avec le réchauffement climatique, poursuivent-elles.

Onze demandes

Le secteur réclame en particulier des allègements permettant de baisser les coûts et diminuer les charges. Les organisations Lignum, la faîtière de l'économie de la forêt et du bois, Economie forestière Suisse et Industrie du bois suisse ont listé onze demandes à l'adresse du monde politique.

Elles exigent notamment que la redevance poids lourds liée aux prestations (RPLP) soit supprimée pour le transport de bois brut. En outre, le poids total autorisé pour le transport devrait être porté de 40 à 44 tonnes.

La branche demande à la Confédération et aux cantons de renforcer les investissements liés à l'entretien des forêts. Ce serait une contribution décisive pour permettre aux exploitants de surmonter la crise de change actuelle. Comme les investissements doivent être de toute façon réalisés, ils seraient largement neutres au niveau des coûts à moyen terme.

Encourager l'achat de bois suisse

De surcroît, des mesures publicitaires devraient encourager l'achat de bois suisse. Il faudrait engager 500'000 francs par an pour faire connaître la désignation d'origine du bois suisse, selon les organisations. La Confédération, les cantons et les communes sont appelés à opter en priorité pour le bois indigène dans des projets de construction.

La mise en oeuvre de l'ensemble des onze mesures préconisées permettrait de soulager l'industrie du bois suisse à hauteur de 70 millions de francs. Pour financer cette aide au secteur, il faudrait revoir la répartition des budgets de la Confédération et des cantons. Pour la Berne fédérale, cela se chiffrerait à 16 millions de coûts supplémentaires.

Quelque 5000 personnes travaillent dans l'industrie du bois. Sans compter les 7000 autres qui sont employées dans des scieries, dans l'industrie du papier et celle des produits dérivés du bois. (ats/nxp)

Créé: 19.02.2015, 10h01

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