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riches et pauvresLes inégalités à leur plus haut niveau depuis 30 ans

Sur les 30 dernières années, les inégalités n'ont jamais été aussi fortes qu'actuellement, selon l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

A Paris, un groupe de personnes sans domicile fixe devant un magasin Guerlain.
A Paris, un groupe de personnes sans domicile fixe devant un magasin Guerlain.
AFP

Les inégalités entre riches et pauvres n'ont jamais été aussi fortes dans les pays de l'OCDE en 30 ans, affirme l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) dans un rapport paru mardi 9 décembre. Or ces aggravations d'inégalités affectent la croissance.

Dans ces pays, «le revenu des 10% de la population les plus riches est 9,5 fois plus élevé que celui des 10% les plus pauvres», affirme le rapport.

L'organisation compte 34 membres, pour la plupart des pays développés comme les Etats-Unis, des pays de l'Union européenne, l'Australie ou le Japon mais également des Etats émergents (Mexique, Chili, Turquie, etc.). La Chine, le Brésil et l'Inde n'en font pas partie.

Etats-Unis, Finlande et Israël en tête

Dans les années 1980, les plus riches gagnaient au maximum sept fois le revenu des plus pauvres. En 30 ans, le revenu moyen des ménages les plus riches a progressé. Celui des 10% les plus modestes a également augmenté dans de nombreux pays, «mais bien plus lentement dans les années fastes pour reculer en période de crise», selon le rapport.

En près de 30 ans, les inégalités se sont le plus creusées aux Etats-Unis, en Finlande, en Israël, en Nouvelle-Zélande, en Suède et, dans une moindre mesure, en Allemagne. La France, la Belgique et les Pays-Bas n'ont connu sur cette période qu'une faible variation des inégalités. Seules la Grèce et la Turquie ont vu leurs inégalités diminuer.

Croissance touchée

Les aggravations d'inégalités affectent la croissance, selon l'OCDE. «Le creusement des inégalités a coûté plus de 10 points de croissance au Mexique et à la Nouvelle-Zélande», près de 9 au Royaume-Uni, à la Finlande et à la Norvège et de 6 à 7 points aux Etats-Unis, à l'Italie et la Suède, estime l'organisation.

En revanche, une «situation plus égalitaire avant la crise» a participé à l'augmentation du PIB par habitant en Espagne, en France et en Irlande. D'après l'OCDE, l'impact négatif des inégalités sur la croissance est dû au fossé qui sépare les 40% de foyers aux revenus plus modestes du reste de la population.

Cet écart est renforcé par un investissement insuffisant de ces familles dans l'éducation, limitant les possibilités d'instruction de leurs enfants ainsi que la mobilité sociale et le développement des compétences. Pour l'OCDE, «les résultats scolaires des personnes dont les parents ont un faible niveau d'instruction se dégradent à mesure que les inégalités de revenus sont plus prononcées».

Meilleure accessibilité

L'organisation souligne que la lutte «contre les inégalités par les impôts et les transferts ne nuit pas à la croissance». Les pouvoirs publics doivent cibler leurs politiques d'aide vers ces 40% de familles les plus défavorisées dont font partie les classes moyennes inférieures, estime-t-elle.

Outre des programmes de lutte contre la pauvreté, l'OCDE préconise de renforcer l'accès aux services publics (éducation, formation et soins de qualité) «qui doivent se traduire, sur le long terme, par davantage d'égalité des chances».

ats

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