Passer au contenu principal

France«Nous n'avons jamais été traités comme ça»

Le patron d'Airbus Group n'a pas apprécié que Varsovie annule une commande d'une cinquantaine d'hélicoptères.

Tom Enders, patron d'Airbus Group.
Tom Enders, patron d'Airbus Group.
AFP

Tom Enders s'en est pris violemment mardi au gouvernement polonais qui a rompu les négociations exclusives concernant l'éventuelle acquisition de 50 hélicoptères Caracal. Airbus n'a «jamais été traité comme ça» et va «demander réparation», a-t-il affirmé.

Cette déclaration intervient au moment où le gouvernement polonais a annoncé mardi l'achat d'au moins 21 hélicoptères américains Black Hawk. «Nous n'avons jamais été traités comme ça par un gouvernement client comme nous l'avons été par ce gouvernement» polonais, a-t-il indiqué dans une déclaration obtenue par l'AFP.

«Nous allons demander réparation», a-t-il ajouté, déplorant d'avoir «l'impression d'avoir été menés en bateau pendant des mois par l'actuel gouvernement polonais.»

«Airbus voulait vraiment investir en Pologne et nous voulions contribuer à la création d'une industrie aérospatiale compétitive dans ce pays. Mais le gouvernement polonais nous a claqué la porte au nez. Nous en prenons bonne note», a-t-il regretté.

Controverses

Airbus avait auparavant formellement réfuté les raisons avancées par la Pologne concernant la rupture des négociations exclusives sur les hélicoptères Caracal, dans une lettre ouverte du PDG d'Airbus Helicopters, Guillaume Faury, mardi à la Première ministre polonaise Beata Szydlo.

Dans sa déclaration, Tom Enders a renchéri en affirmant que «les déclarations controversées et contradictoires du gouvernement polonais au cours du processus d'appel d'offres ont créé le sentiment d'une confusion sans précédent».

Le gouvernement polonais a accusé l'avionneur européen Airbus d'être à l'origine de l'abandon du contrat sur les hélicoptères multirôles, en lui reprochant de ne pas avoir répondu aux propositions polonaises lors des négociations sur les investissements compensatoires (offset).

Coup de froid diplomatique

«Cette confusion a été accrue par les dernières déclarations du gouvernement polonais concernant l'acquisition d'hélicoptères de la part de groupes qui avaient décidé de présenter des offres non-conformes à l'appel d'offres et avaient été disqualifiés», a martelé Tom Enders, dans cette réaction d'une rare véhémence de la part d'un industriel à l'encontre d'un gouvernement.

Le patron d'Airbus Group vise l'américain Lockheed Martin, auquel Varsovie va acheter les 21 hélicoptères Black Hawk. Dès lundi, soit moins d'une semaine après la rupture des négociations avec Airbus par Varsovie, le gouvernement polonais avait annoncé son intention d'acheter ces appareils américains pour équiper ses forces spéciales.

L'affaire a pris une tournure diplomatique avec un coup de froid sur les relations entre Paris et Varsovie. Le président français François Hollande a reporté sa visite prévue sur place jeudi.

ats

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.