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WFF 2016Joe Biden s'inquiète pour l'avenir de la classe moyenne

Le vice-président des Etats-Unis Joe Biden a estimé à Davos que les opportunités de la «quatrième révolution industrielle» vont contribuer à créer de «meilleurs» emplois.

Keystone

Anticipant une transformation radicale de l'économie globale, le vice-président des Etats-Unis Joe Biden s'inquiète surtout pour la classe moyenne.

Le politicien américain adressait une allocution spéciale mercredi à Davos lors de la cérémonie d'inauguration du WEF. «J'aurai peut-être besoin d'emprunter de l'argent», a-t-il déclaré en préambule à l'adresse de Christine Lagarde, directrice du Fonds monétaire international (FMI), présente dans l'assemblée.

L'automatisation dope la productivité. Joe Biden se dit confiant que la majorité des gens «normaux» vont bénéficier de la «4e révolution industrielle». Mais celui que ses collègues de Washington surnomment «middle class Joe» s'interroge sur comment en garantir l'accès à la classe moyenne.

Il ne s'agit pas d'une lutte des classes, a-t-il affirmé. «Ma définition de la classe moyenne se fonde sur les opportunités. L'opportunité de mener une vie digne, d'avoir un bon emploi. Joe Biden se dit convaincu que la classe moyenne est la «fibre» des économies florissantes et de la démocratie.

Lien rompu

Il déplore la rupture effective entre la productivité et les salaires. Or la révolution industrielle comporte le risque d'exacerber cette rupture, au détriment de la classe moyenne, car des milliers d'emplois intermédiaires sont menacés.

Le vice-président américain exhorte à favoriser la protection des salariés, et de l'environnement de travail. L'engagement politique des Etats-Unis en faveur de l'accès à l'éducation supérieure a aussi contribué à accroître la productivité, selon lui.

«Où sont les nouvelles entreprises et les nouvelles industries nées de la 4e révolution industrielle?», s'inquiète Joe Biden. Sera-t-il possible d'absorber tous les emplois détruits? Il a reproché aux entrepreneurs leur stratégie à «court terme».

«L'effondrement de la classe moyenne accroît les risques sécuritaires, les tensions sociales», a insisté l'orateur. En renforçant les frustrations, il favorise les extrémismes et les intentions malveillantes», a-t-il affirmé.

Programme en quatre piliers

«Il existe un besoin global d'accès à l'éducation et à la formation professionnelle», a dit le vice-président des Etats-Unis, évoquant deux piliers vitaux à l'économie de demain. Pour mémoire, il a rencontré lundi dernier à Zurich sur ce sujet précis le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann.

L'Américain a d'ailleurs félicité l'Europe pour sa politique en la matière. Les Etats-Unis vont avoir besoin de 1,4 million de nouveaux emplois dans l'informatique par exemple. «Nous devons amener les machines dans nos salles de classe», a-t-il poursuivi, évoquant les efforts sur ce front du gouvernement du président Barack Obama.

Les Etats-Unis auront également besoin de près de 4 milliers de milliards de dollars pour moderniser ses infrastructures, à commencer par le réseau routier. Les entreprises elles aussi pâtissent de ces manques, a soutenu le Démocrate.

Enfin, et au risque de mécontenter les chefs d'entreprise, Joe Biden a évoqué la nécessité d'un nouveau «code fiscal». «Nous devons étendre l'accès au capital, nécessaire pour l'innovation», en a-t-il appelé aux entrepreneurs.

ats

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