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Klaus Schwab réclame du «courage» aux dirigeants

Face au populisme, le patron du WEF exhorte les acteurs politiques et économiques à monter au front.

Klaus Schwab
Klaus Schwab
Keystone

Les temps sont durs pour les partisans du libéralisme économique. L’année 2016 s’est caractérisée par une montée en puissance des mouvements populistes, y compris au sein du cœur historique du capitalisme – en tout cas financier – aux Etats-Unis, avec la victoire de Donald Trump, et en Grande-Bretagne, où Theresa May, désormais à la tête du pays (et présente à Davos), doit gérer le «Brexit».

Les trois autres puissances économiques européennes – Allemagne, France et Italie – sont aussi confrontées aux fièvres populistes de leurs populations. Or, le WEF (World Economic Forum) est précisément l’un des lieux où dirigeants politiques de premier niveau et chefs d’entreprises se rencontrent pour, notamment, disserter des affaires du monde.

Afin de tenter de dissiper les nuages du populisme, Klaus Schwab, qui a fondé le WEF en 1971, a exhorté les acteurs politiques et les milieux économiques à «être des dirigeants responsables» et à «être suffisamment courageux». «Aujourd’hui, le leadership ne peut pas être bâti sur des privilèges, mais sur des efforts durables et sincères pour gagner de la confiance…» Très sérieux comme à son habitude, le professeur allemand ressemblait presque à un pasteur prêchant la bonne parole à ses ouailles. «Et cette confiance ne peut être gagnée qu’en se mettant au service de la société de telle manière à transcender ses intérêts personnels et à aboutir à des résultats intimement liés à l’intérêt public.» Ses mots résonneront-ils auprès des 3000 participants – un record – dont un bon millier de chefs d’entreprise qui préparent leurs bagages pour se rendre, la semaine prochaine, dans la station grisonne? Pour agir, sur le plan politique comme économique, les dirigeants ont notamment besoin «d’un système de radars», a encore ajouté Klaus Schwab.

La semaine prochaine, 400 sessions leur permettront sans doute de nourrir leur boussole, le WEF étant avant tout une immense conférence privée au cours de laquelle chaque participant s’efforce d’y trouver ce qu’il cherche. Des idées, des stimulations intellectuelles, des partenariats, de l’argent. Les décideurs économiques en profitent pour garnir leurs réseaux. Les ministres pour attirer dans leurs pays des multinationales. Les ONG pour faire passer leurs messages.

Comme pour conjurer le mauvais sort qui plane sur la globalisation, les organisations internationales seront très fortement représentées à Davos, emmenées par le Portugais Antonio Guterres, nouveau secrétaire général de l’ONU. Avec, dans son sillage, 40 hauts responsables du système onusien.

Sur le plan politique, la star de la conférence sera le président chinois Xi Jinping. Le vice-président américain Joe Biden et le secrétaire d’Etat John Kerry représenteront les Etats-Unis. Les délégations allemande, française, espagnole et italienne sont plutôt maigres, au contraire de celle du pays hôte. Les sept membres du Conseil fédéral, en effet, y participeront.

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