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Lagarde se dit prête à faire une «danse du ventre»

A la tête du FMI, Christine Lagarde s'est dit prête à faire une «danse du ventre» pour convaincre les parlementaires US de ratifier une réforme de l'institution.

«Je ferais une danse du ventre s'il faut aller jusque-là pour convaincre les Etats-Unis de ratifier» cette réforme, a déclaré Christine Lagarde.
«Je ferais une danse du ventre s'il faut aller jusque-là pour convaincre les Etats-Unis de ratifier» cette réforme, a déclaré Christine Lagarde.
Keystone

La directrice générale du FMI, Christine Lagarde, s'est dit prête, jeudi 9 octobre, à exécuter une «danse du ventre» pour convaincre les parlementaires américains de ratifier une réforme de l'institution donnant plus de poids aux pays émergents.

«Je ferais une danse du ventre s'il faut aller jusque-là pour convaincre les Etats-Unis de ratifier» cette réforme, a déclaré Christine Lagarde lors d'une table ronde organisée à Washington en marge de l'assemblée générale du FMI et de la Banque mondiale.

Rééquilibrage au profit des pays émergents

Adoptée en 2010, la refonte du FMI prévoit un doublement de ses ressources permanentes et un rééquilibrage de sa gouvernance au profit des pays émergents, mais son entrée en vigueur est suspendue à l'approbation du Congrès américain.

La réforme est soutenue par l'administration Obama mais suscite l'hostilité de l'opposition républicaine qui contrôle une partie du Congrès.

«Mieux refléter le monde tel qu'il est»

«Les changements de la gouvernance (...) seraient faciles à enclencher et à approfondir si les Etats-Unis étaient désireux de ratifier une réforme qu'ils avaient fortement défendue en 2010», a ajouté Christine Lagarde.

«Cela devait être fait en 2010 et c'est amplement dépassé», a déploré celle-ci, dont l'institution est souvent critiquée pour son manque de représentativité.

Deuxième puissance économique mondiale, la Chine pèse actuellement à peine plus lourd que l'Italie au sein du conseil d'administration du FMI.

«La gouvernance du FMI doit changer (...) pour mieux refléter le monde tel qu'il est», a affirmé jeudi le numéro 2 de la Banque centrale américaine, Stanley Fischer.

(AFP)

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