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«Les limites de l'Aéroport ne peuvent être repoussées à l’infini»

Le conseiller d'Etat Pierre Maudet estime que l’aéroport saura assurer son développement, en dépit d’un ralentissement dans l’augmentation des opérations.

Le chef du Département genevois de l’économie et de la sécurité, Pierre Maudet.
Le chef du Département genevois de l’économie et de la sécurité, Pierre Maudet.
Steeve Iuncker-Gomez

Le FOROM-Forum économique romand accueille mardi 800 responsables d’entreprises et de collectivités publiques à Genève. L’événement est intitulé «Genève Aéroport, moteur du développement économique de la Suisse occidentale et de la France voisine». Le chef du Département genevois de l’économie et de la sécurité, Pierre Maudet, vient justement de gratifier l’assistance d’une allocution apportant de précieux éclaircissements sur l’avenir de cet établissement autonome de droit public. Entretien.

Vous insistez volontiers sur l’impossibilité de repousser à l’infini les limites opérationnelles sur le site de Genève Aéroport. Actuellement 190’000 mouvements aériens sont comptés chaque année à Genève et le nombre de 240'000 ne saurait être dépassé. A votre avis, quand cette limite sera-t-elle atteinte? Comment l’aéroport du bout du Léman pourra-t-il continuer de vivre sans croissance?

J’ignore quand le nombre de 240'000 mouvements en un an sera atteint. Genève Aéroport a passé le cap de l’enfance et de l’adolescence. Avec près de cent ans d’existence, il doit désormais vivre en tant qu’adulte, savoir s’entretenir sur la durée. Son avenir continuera quoi qu’il en soit de fonctionner avec un régime de croissance. Celle des passagers sera de plus en plus découplée de celle des mouvements, avec des avions transportant plus et polluant moins. Dans ce contexte, la croissance économique de l’établissement se poursuivra.

Afin de gérer au mieux l’imminence des limites opérationnelles, ne vous paraît-il pas nécessaire de commencer à développer la coopération entre les trois aéroports suisses et les CFF?

La cheffe du Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication, Doris Leuthard, réunit une fois par an la plate-forme de l’aviation civile. Le pilotage au niveau national est donc assuré. Pour Genève la première urgence relève en fait du désenclavement de la France. Cet objectif nécessiterait une coopération accrue avec l’aéroport de Lyon Saint-Exupéry. Celle-ci se heurte toutefois à divers obstacles, à commencer par un haut degré de centralisation de l’aviation civile française.

La majeure partie de l’offre porte sur des court-courriers et des vols point à point à Genève Aéroport. Le canton tient cependant au maintien d’un solide réseau de long-courriers. Quels sont vos principaux espoirs dans ce domaine et dans quel délai?

Nos principaux objectifs sont toujours liés à des destinations en Extrême Orient, en Iran et en Amérique du Nord. Ce continent vient en effet de démontrer toute son importance pour nos horlogers, lorsque ceux-ci se trouvent confrontés à un ralentissement en Asie.

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