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InformatiqueLogitech biffe 140 emplois

Le fabricant vaudois a annoncé vendredi la suppression de 5% de ses effectifs. Il compte augmenter de 16 à 18 millions de dollars ses objectifs de réduction de coûts.

Le patron de Logitech, Bracken Darrell ici lors d'une conférence de presse au printemps 2012 à Zurich, cherche à faire des économies.
Le patron de Logitech, Bracken Darrell ici lors d'une conférence de presse au printemps 2012 à Zurich, cherche à faire des économies.
Keystone

Logitech biffe 140 emplois, soit 5% de ses effectifs hors production directe, dans la cadre de ses mesures d’économie. Le fabricant vaudois de périphériques informatiques, toujours dans l’ornière, renforce ses objectifs de réduction des coûts.

Le groupe prévoit de passer une charge de 12 à 14 millions de dollars dans les comptes du quatrième trimestre de son exercice fiscal 2012/2013, a-t-il indiqué vendredi dans un communiqué.

Logitech veut réduire ses coûts de 16 à 18 millions de dollars supplémentaires pour l’exercice 2014, un montant qui s’ajoute au programme d’économie de 80 millions de dollars lancé au printemps dernier.

Contactée par l’ats, un porte-parole n’était pas encore de mesure de dire combien de postes seront supprimés en Suisse. Logitech y compte quelque 200 employés sur ses sites de Morges et Ecublens (VD) sur un effectif mondial de quelque 9000.

Chiffres rouges

L’entreprise avait annoncé fin janvier avoir essuyé une perte nette de 195 millions de dollars (181 millions de francs) au troisième trimestre de son exercice 2012/2013, touchée par la faiblesse du marché des PC, mais aussi par un correctif de valeur. Le chiffre d’affaires a, lui, chuté de 14% sur un an à 615 millions de dollars.

En poste depuis janvier, Bracken Darrell, le directeur général de Logitech, avait jugé la performance «inacceptable». Le groupe, dont le siège principal est basé en Californie, avait déjà biffé l’an passé 450 emplois, dont 36 en Suisse. Logitech est en train de revoir sa palette de produits et veut se séparer des télécommandes et des systèmes de surveillance vidéo. D’autres catégories d’articles passeront également à la trappe. La société entend mettre encore plus l’accent sur le marché porteur des smartphones et des tablettes.

Dans une interview parue vendredi sur le site du quotidien Le Temps, Bracken Darrell a assuré que la firme cofondée par le Neuchâtelois Daniel Borel n’allait pas disparaître. «Logitech doit désormais se réinitialiser: nous ne pouvons plus nous disperser», a relevé l’Américain. Au-delà, Bracken Darrell a rappelé que Logitech détenait plus de 300 millions de dollars en cash et n’avait aucune dette. De plus, l’entreprise dispose d’une ligne de crédit de 150 millions.

Nouveaux produits attendus

L’annonce faite vendredi par Logitech n’a guère surpris les analystes. La banque Notenstein juge la restructuration conforme avec la stratégie communiquée, mais doute que la nouvelle crée l’euphorie auprès des investisseurs.

Ces derniers préfèrent, selon elle, des informations sur des nouveaux produits à de nouvelles mesures de réduction des coûts. Celles-ci pourraient au contraire faire naître des craintes, par exemple une nouvelle détérioration des activités de la firme.

Les analystes de la banque Vontobel font également preuve d’une certaine retenue. Ce qu’il manque à l’entreprise, c’est la croissance, expliquent-ils.

A la Bourse suisse, l’action Logitech a clôturé en hausse de 1,26% à 6,41 francs, dans un marché des capitalisations moyennes en recul. Elle avait bien démarré la séance, gagnant plus de 4%, avant de s’essouffler. Le titre n’a cessé de se replier depuis 2007, année durant laquelle il se négociait à plus de 42 francs.

ats

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