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BanqueLombard Odier étoffe ses volumes

Entre janvier et juin, les entrées nettes d'argent ont atteint 10 milliards pour l'établissement genevois.

La performance marchés et devises a contribué à la hausse des volumes à hauteur de 18 milliards.
La performance marchés et devises a contribué à la hausse des volumes à hauteur de 18 milliards.
Keystone

Le groupe bancaire genevois Lombard Odier a connu un premier semestre contrasté. D'une part, la masse sous gestion a fortement progressé, notamment grâce à des afflux nets importants. D'autre part, les recettes ont reculé en raison de la prudence des clients.

Les actifs administrés se sont enrobés de 11% sur six mois à 287 milliards de francs, indique mercredi Lombard Odier.

Hausse des actifs

Entre janvier et juin, les entrées nettes d'argent ont atteint 10 milliards de francs, à comparer aux 3 milliards du premier semestre 2018. «Nous avons enregistré une hausse des actifs dans les trois lignes de métier avec une contribution très positive de la gestion privée [...] dans nos trois régions prioritaires», a précisé à AWP Patrick Odier, associé-gérant senior.

Le banquier genevois revendique des «solides apports nets» en Suisse, en Europe et dans le reste du monde, essentiellement en Asie et au Moyen-Orient.

La performance marchés et devises a contribué à la hausse des volumes à hauteur de 18 milliards. Patrick Odier y voit la confirmation de la stratégie d'investissement de son groupe. «Contrairement à beaucoup d'autres [concurrents], nous ne sommes pas sortis des marchés en fin d'année dernière, au moment où ceux-ci s'étaient montrés plus difficiles, ce qui a permis à nos clients de pleinement tirer parti de la reprise des marchés en 2019.»

Stratégies moins risquées

Le minikrach boursier de la fin de 2018 a cependant refroidi les ardeurs de la clientèle du groupe. «Les clients ont investi davantage dans des stratégies qui sont à risque plus faible, générant des revenus qui sont en général moins élevés», explique Patrick Odier.

Le produit d'exploitation s'est replié de 2% à 581 millions de francs. La baisse s'explique également par un effet de base, le premier semestre 2018 ayant été particulièrement favorable. Lombard Odier affirme avoir «maîtrisé ses coûts» lors de la première moitié de 2019, sans toutefois les préciser.

La baisse des recettes s'est répercutée sur le bénéfice net, raboté de 10% à 72 millions. La baisse rapportée est cependant corrigée de produits extraordinaires – la cession des activités néerlandaises et la vente de cinq biens immobiliers à Genève – qui avaient permis au résultat net de s'envoler au premier semestre 2018, à 205 millions. À la fin de juin, le groupe genevois affichait un ratio de fonds propres durs de 28,2%, réduit de 1,7 point de pourcentage sur six mois.

Aucune prévision chiffrée n'est fournie pour le deuxième semestre ou l'exercice 2019 dans son ensemble.

ats

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