Londres est un plan B pour la Suisse

InterviewFaute d'accord institutionnel cadre, la banque de gestion privée genevoise UBP assure que Londres ou le Luxembourg sont des plans de secours pour la Suisse.

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Union Bancaire Privée (UBP) a anticipé les incertitudes pesant sur l'avenir de la Grande-Bretagne face à l'Union européenne. Le renforcement à Londres, avec l'acquisition récente d'ACPI, et la présence à Luxembourg permettent à la banque de gestion genevoise de parer à toute éventualité, a expliqué à AWP le directeur général Guy de Picciotto.

Brexit ou pas, Londres devrait rester une place financière de premier plan pour les gens très fortunés, selon Guy de Picciotto. «Si la Grande-Bretagne conserve le passeport européen, nous pourrons déployer nos activités en Europe depuis la City. Si ce n'est pas le cas, ce sera depuis le Luxembourg», a-t-il affirmé.

La reprise l'année dernière de Carnegie au Luxembourg ne constituait pas un plan de secours visant à se prémunir d'un Brexit dur, soit une sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne sans accord. Cette opération répondait au besoin de développement en Europe.

«En revanche, tant Londres que le Luxembourg sont des plans de secours pour le non-accès au marché européen depuis la Suisse», a souligné le patron d'UBP. Ce dernier constate que les autorités helvétiques tardent à trouver un accord-cadre avec l'Union européenne.

Marché asiatique

La banque genevoise reste à l'affût d'acquisitions de sociétés gérant entre «5 et 30 milliards d'actifs». Le patron d'UBP souhaiterait tout particulièrement réaliser une opération en Asie, mais les opportunités sont très rares. «Les acteurs présents dans la région sont bien établis et développent leurs affaires», selon lui.

Le continent asiatique constitue l'un des pôles de développement importants pour la banque, qui y gère 23 milliards de francs, répartis entre clientèle privée (plus de 15 milliards) et investisseurs institutionnels, a révélé Guy de Picciotto.

À la fin de 2018, le groupe UBP présentait une masse sous gestion globale de 126,8 milliards de francs. Suite aux turbulences boursières de la fin de 2018, Union Bancaire Privée a limité le risque dans ses portefeuilles de placement, en réduisant la proportion d'actions.

«Néanmoins, il me paraît très difficile de ne pas être investis sur les marchés actions qui réalisent une performance de 10% depuis janvier. Si on ne prend pas ce rendement maintenant, je ne sais pas quand nous allons le faire», a averti Guy de Picciotto. (ats/nxp)

Créé: 25.03.2019, 11h06

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