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EtudeLes loyers augmenteront encore en 2013

Après une hausse de 2,3% en 2012, les loyers devraient encore augmenter de 1,6% en 2013, selon les experts du cabinet Wüest & Partner, et ce malgré une activité soutenue dans la construction en Suisse.

Les hausses resteront fortes dans les points chauds du marché à l'instar des régions de l’Arc lémanique (+2,5%) et de Zurich (+2,4%).
Les hausses resteront fortes dans les points chauds du marché à l'instar des régions de l’Arc lémanique (+2,5%) et de Zurich (+2,4%).
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Malgré une activité soutenue dans la construction et les mesures prises sur le marché hypothécaire, les prix de l’immobilier ont atteint un nouveau niveau record en Suisse.

Selon les experts du cabinet Wüest & Partner, cette poussée de fièvre devrait quelque peu fléchir cette année, aussi pour les appartements en location.

Après avoir affiché une hausse de 2,3% l’an passé, les loyers devraient encore augmenter de 1,6% en 2013, écrit le cabinet zurichois spécialisé dans l’immobilier Wüest & Partner dans son étude «Immo-Monitoring», dévoilée mardi. Une progression jugée légère, même si celle-ci dépasse de loin celle de l’inflation.

De l’avis des experts des bords de la Limmat, cette détente trouve son origine dans l’accroissement attendu au niveau de l’offre de logements en location. Il n’en demeure pas moins que les hausses resteront fortes dans les points chauds du marché que représentent notamment les régions de l’Arc lémanique (+2,5%) et de Zurich (+2,4%).

Le cabinet continue également d’observer un phénomène de rareté des logements dans les catégories de loyers les moins élevées. La situation demeure tendue, même si certains locataires ont saisi l’opportunité d’acquérir leur logement à la faveur du bas niveau des taux hypothécaires. L’immigration a plus que compensé la forte demande intérieure pour les objets en propriété.

Chère vue sur le lac

Depuis 2005, les loyers ont renchéri de 25%. Toutefois, les auteurs de l’étude relèvent que les locataires vivant de longue date dans le même logement ont profité de manière indirecte du bas niveau des taux hypothécaires. Sur la base du taux de référence hypothécaire, les loyers nets ont baissé en moyenne de 5%.

Consacrant un chapitre de l’étude à l’influence de la situation d’un appartement sur le loyer, Wüest & Partner observe entre autres que ce dernier bondit en moyenne de 6,9% lorsque l’objet loué offre une vue sur un lac. En y ajoutant un panorama sur une quinzaine de sommets, la facture mensuelle renchérit en moyenne de 8,9% par rapport à un logement sans vue particulière.

L’offre de logements en propriété s’est quant à elle étoffée, le marché n’ayant jamais été aussi liquide qu’actuellement. Pas moins de 5,8% de l’ensemble des appartements en propriété sont offerts à la vente. Le phénomène se présente particulièrement dans les cantons de Vaud et du Tessin ainsi que dans les communes touristiques.

Les appartements en propriété se distinguent également en demeurant vides plus longtemps. Dans les localités touristiques, la durée moyenne de mise sur le marché est passée au cours des trois dernières années de 66 à 94 jours.

Bulle écartée

Ecartant l’éclatement d’une bulle immobilière, Wüest & Partner note qu’à une offre abondante correspondent des taux d’absorption stables et des indices de vacances modérés. Autant d’indicateurs de la persistance d’une demande robuste.

Les prix des appartements en propriété vont continuer leur ascension. Mais, après une croissance de 5,1% en 2012, la progression devrait se tasser cette année à 0,9%.

Le mouvement de détente a déjà débuté en deuxième partie d’année dans les régions ayant connu un boom immobilier, notamment en Suisse romande près des villes de Genève, Lausanne, Morges (VD) et Vevey (VD) ou encore près de Saanen (BE) et de Gstaad (BE).

Dans le domaine des maisons familiales, le déclin de l’activité de construction s’est poursuivi. En conséquence, le marché de villas de seconde main a progressé et les prix des transactions ont augmenté dans tous les cantons. Celui de Schwyz a présenté la plus forte hausse, soit 12%.

Il n’en demeure pas moins que durant le 4e trimestre 2012, le nombre de secteurs dans lesquels les prix ont diminué s’est étoffé. Dans 39 des 106 régions recensées, les maisons familiales ont coûté moins cher.

Parmi celles-ci figurent notamment l’Arc lémanique ou le canton des Grisons, où les prix avaient considérablement grimpé ces dernières années. Pour l’ensemble de la Suisse, Wüest & Partner table sur un renchérissement de 2,1% cette année, contre 3,6% en 2012.

ats

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