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La lutte contre le cancer continue de porter Roche

Les ventes du géant bâlois s’étoffent. De nouveaux anticancéreux lui permettent d’envisager l’avenir avec sérénité.

Le «pipeline» est bien rempli. Dans le jargon pharmaceutique, cela signifie que de nouveaux traitements devraient sous peu apparaître sur le marché. On sous-entend par là que les anciens remèdes – ceux qui arrivent à échéance en termes de brevets, ce qui signifie que passé un certain délai, ils peuvent être concurrencés par des génériques moins chers – sont sur le point d’être remplacés par de nouvelles sources de revenus. «Dans notre industrie, la tâche des dirigeants consiste à s’assurer que le pipeline est constamment revivifié», a indiqué Severin Schwan lors d’une conférence de presse mercredi. Le directeur général de Roche a ensuite précisé que le groupe «est en position de compenser la baisse des produits matures avec le lancement de nouveaux anticancéreux».

Les promesses du Tecentriq

Ces bases solides ont permis au deuxième principal groupe pharmaceutique suisse de présenter des résultats en croissance l’an dernier: chiffre d’affaires (50,5 milliards de dollars, +5%), bénéfice net (9,7 milliards, +7%) et effectifs (94 052 emplois à plein temps contre 91 747 l’année précédente) se sont tous étoffés.

Ses concurrents ne peuvent pas en dire autant: l’expiration de brevets de médicaments phares de Sanofi et AstraZeneca ont engendré des pertes pour le groupe français et son compère anglo-saxon. Idem pour le grand frère bâlois: les recettes générées par l’anticancéreux Gleevec, sur lequel Novartis a perdu l’exclusivité aux Etats-Unis, ont chuté d’un tiers l’an dernier. Et conduit à un recul des ventes globales du géant alémanique.

Roche, leader mondial des traitements anticancéreux et premier groupe biotechnologique, est «en transition», selon son patron. Plusieurs de ses principaux traitements – comme le Rituxan, l’Herceptin et l’Avastin – lancés au début du siècle entrent dans le domaine public sur des marchés clés. Des traitements dits biosimilaires (des génériques produits par biotechnologie) devraient entrer sur le marché en Europe cette année. Mais d’autres sortent au même instant du pipeline.

Tout pour plaire à Trump

«En moins d’un an, nous avons mis sur le marché quatre nouveaux médicaments», s’est félicité Severin Schwan. L’autorité américaine FDA a en outre donné le statut de percée thérapeutique à cinq médicaments de Roche. Selon des analystes de l’agence Bloomberg, les ventes générées par le Tecentriq – un nouveau traitement de Roche contre le cancer de la vessie notamment – devraient engendrer plus de trois milliards de dollars de revenus en 2020, contre quelques centaines de millions l’an dernier.

La pression de Trump sur les prix des médicaments? Elle aura peu d’impact si les produits proposés sont efficaces, juge-t-on chez Roche. Et l’exhortation de la nouvelle administration américaine à créer des emplois aux Etats-Unis? «Roche est déjà proportionnellement surreprésenté aux Etats-Unis, en termes d’employés et d’investissement», indique une porte-parole du groupe rhénan. «Sur les cinq dernières années, Roche a investi plus de quatre milliards de francs aux Etats-Unis et ajouté 3000 nouveaux emplois dans ce pays.» Environ 25 000 emplois chez Roche sont situés aux Etats-Unis, soit plus d’un quart de ses effectifs.

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