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EspagneA Madrid, la santé en grève contre l'austérité

Infirmières et médecins de la région de Madrid ont commencé lundi une grève de quatre jours à l'appel des syndicats, pour protester contre les coupes budgétaires qui frappent la santé.

Un manifestant tient une pancarte: «la Radiographie 50 euros ? Votre santé est sans prix!».
Un manifestant tient une pancarte: «la Radiographie 50 euros ? Votre santé est sans prix!».
Keystone

Devant les centres de santé, portes closes, et les hôpitaux de la capitale, dont une vingtaine sont occupés depuis plusieurs semaines, les blouses blanches ont organisé des rassemblements, affichant des pancartes avec les mots «Hôpital fermé, services minimum seulement», «La santé publique n'est pas à vendre, mais à défendre».

«Nous allons manifester jusqu'à ce que le gouvernement régional retire son plan», lance Cristina Diez, une jeune spécialiste de médecine interne de 29 ans de l'hôpital Gregorio Marañon, l'un des plus grands de Madrid.

«Le gouvernement central a déjà réduit les dépenses. Si en plus ils privatisent, c'est pour essayer de rendre la santé plus rentable. Nous sommes contre cela», ajoute-t-elle.

Secteur éprouvé

Les 75'000 salariés de la santé publique de Madrid et sa région sont appelés à la grève par leurs syndicats, lundi et mardi, puis à nouveau les 4 et 5 décembre.

Les spécialistes ont eux appelé à une grève illimitée.

Ce mouvement sera ponctué de plusieurs manifestations, notamment mardi soir dans le centre de Madrid. Les chiffres de participation variaient lundi, aux alentours de 80%, selon les syndicats, et de 26% ,selon la préfecture de Madrid.

Dans un secteur déjà éprouvé par la politique de rigueur menée par le gouvernement espagnol de droite, la colère est montée depuis l'annonce du budget 2013 de la région de Madrid, dirigée elle aussi par la droite, qui prévoit notamment des économies dans la santé publique et la privatisation de plusieurs hôpitaux.

Dans le cadre de sa réforme sanitaire annoncée au printemps, le gouvernement de Mariano Rajoy entend économiser sept milliards d'euros par an, un effort qui se répercute sur les finances des régions, chargées des lourds budgets de l'éducation et de la santé.

Déjà, la population est sévèrement mise à contribution : les retraités, qui jusque là bénéficiaient d'un système de santé totalement gratuit, doivent désormais régler 10% de leurs factures de pharmacie, tandis que la note s'est alourdie aussi pour les actifs.

AFP

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