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Nestlé se tasse après l'agitation de la veille

Nombre d'analystes se montrent surpris que les revendications portées par Third Point, qui sont déjà envisagées par la direction.

Le titre Nestlé affiche une progression supérieure à celui de la Bourse suisse depuis le début de l'année.
Le titre Nestlé affiche une progression supérieure à celui de la Bourse suisse depuis le début de l'année.
Keystone

L'action Nestlé figurait parmi les moins bonnes performances des valeurs vedettes de la Bourse suisse mardi. Les courtiers attribuent cet accès de faiblesse à des prises de bénéfices consécutives au bond réalisé par le titre la veille suite à l'annonce de l'entrée au capital du fonds américain Third Point.

Le fonds, aux mains de l'investisseur activiste Daniel Loeb, a annoncé une participation de 1,3% dans Nestlé et a d'entrée formulé plusieurs revendications. Même si plusieurs d'entre elles avaient déjà été articulées par des analystes ou d'autres investisseurs, le titre avait bondi.

Peu avant 15h00, l'action Nestlé se délestait de 1,3% à 84,55 francs, après avoir atteint la veille un plus haut historique de 86 francs ( 4,3%) en cours de séance. En raison de sa pondération dans le SMI, le titre entraînait avec lui l'indice phare de la place zurichoise en territoire négatif (-0,44%).

Nombre d'analystes se montrent quelque peu surpris que les revendications portées par Third Point, avec une participation d'à peine 1,3%, se soient soldées par une telle envolée du cours.

La plupart des exigences formulées par le fonds américain, - objectif de marge, assainissement du portefeuille, rachats d'actions, cession de la participation historique dans L'Oréal - n'ont rien de nouveau et sont même depuis un certain temps à l'étude par la direction.

Après la hausse du cours observée hier, Société Générale a déjà ramené leur recommandation à «hold», après «buy», sans toucher à l'objectif de cours, maintenu à 93 francs.

Attentes élevées

Selon l'analyste Warren Ackermann, le nouveau directeur général de Nestlé, Mark Schneider va mener les changements à bien, mais la transformation va nécessiter du temps. Les attentes sont désormais tellement élevées que toute annonce qui n'y répondrait pas risque de faire chuter le cours, prévient l'expert.

Jefferies ne s'attend pas à un nouveau rebond du cours, rappelant que l'influence du nouvel actionnaire de la multinationale est très limitée. L'analyste Martin Deboo se dit surpris de voir l'investisseur intervenir aussi tard et formuler ses propositions après des mois de progression de l'action.

Par rapport au cours de clôture de lundi, le titre Nestlé affiche une progression de 12,9% par rapport à son niveau de début d'année, contre un peu moins de 10% pour le SMI.

Les experts de Credit Suisse estiment qu'après s'être engagé sur des objectifs de croissance organique à moyen terme, le nouveau patron du géant alimentaire vaudois ne va pas se lier en fixant un nouvel objectif de marge et voient dans la participation dans L'Oréal un trésor de guerre auquel il peut faire appel pour financer ses ambitions en termes de fusion et acquisitions.

(ats)

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