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SuisseLe nombre de brasseries continue d'augmenter

Le pays compte près de 700 producteurs de bière en 2016, d'après les autorités fédérales.

ARCHIVES - PHOTO D'ILLUSTRATION, Keystone

Dans l'ombre des deux géants Carlsberg et Heineken, le nombre de brasseries a massivement augmenté en Suisse. Sur les seules trois dernières années, 257 nouveaux producteurs ont émergé.

A l'heure actuelle, la Suisse compte 667 brasseries soumises à la taxe sur la bière (à partir d'une production de 400 litres), a indiqué à l'ats l'Administration fédérale des douanes (AFD). Ce chiffre inclut déjà les établissements qui débuteront leurs activités aux deuxième et troisième trimestre 2016, mais varie presque quotidiennement.

Le grand nombre de brasseries, leur large répartition géographique et le retour à une tradition plus artisanale, avec des productions modestes, rappelle la fin du 19e siècle, lorsque la plupart des villages les plus importants disposaient de leur brasserie, écrit l'historien économique zurichois Matthias Wiesmann dans son livre «Bier und wir» («La bière et nous»).

Âge d'or

A cette époque, l'industrie brassicole vivait en effet un âge d'or, avec de nombreuses ouvertures de brasseries, avant qu'un processus de restructuration ne survienne, réduisant drastiquement le nombre d'exploitations et n'épargnant que les plus solides financièrement.

De nos jours, la situation est différente. Les deux géants Heineken et Carlsberg se partagent la plus grande part du gâteau et dominent selon certaines estimations environ deux tiers du marché suisse.

Les petites brasseries bénéficient ainsi d'une certaine gêne au sein de la population vis-à-vis de la mondialisation de l'économie. La demande se fait plus forte pour les produits locaux, en particulier en ce qui concerne l'alimentation.

Même si Carlsberg et Heineken produisent en Suisse, ce phénomène profite davantage aux brasseries locales ou «nouvelles» sur le marché. Ces petits acteurs bénéficient également de l'attrait de la nouveauté, estime M. Wiesmann.

La lager domine toujours

Malgré le nombre important de nouvelles brasseries, la demande pour de nouvelles sortes de bière se fait encore attendre et la bière blonde, de type lager, continue de dominer le marché. Selon des indications de l'Association suisse des brasseries, la lager représentait 79,2% de la consommation de bière totale l'an dernier.

Les bières spéciales, qui ont une teneur en alcool plus élevée, ont une part de marché de 10,9%. Les 9,9% restants se répartissent entre les différentes bières de spécialité, qu'elles soient de luxe, légères, au maïs, au blé, à l'épeautre, à fermentation haute, etc.

Globalement, 4,6 millions d'hectolitres de bière ont été bus l'année dernière en Suisse, un chiffre légèrement inférieur à celui de l'année précédente. Environ les trois quarts sont des bières suisses et un quart provient de l'étranger.

La consommation moyenne par habitant a chuté de 56,3 litres par an à 55,3 litres, un niveau au plus bas depuis dix ans, selon l'Association suisse des brasseries. Entre 1990 et 1991, les Suisses buvaient encore 71 litres par année en moyenne.

ats

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