Les demandes d'accès aux listes SwissLeaks affluent

EurogroupeSelon Paris, quasiment tous les pays de l'Eurogroupe ont demandé la liste de leurs ressortissants mentionnés dans les fichiers «Swissleaks».

Les pays concernés ont réagi seulement après la publication des «Swissleaks» par plusieurs médias internationaux.

Les pays concernés ont réagi seulement après la publication des «Swissleaks» par plusieurs médias internationaux. Image: AFP

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Le ministre français des Finances Michel Sapin a assuré jeudi 26 février à Vienne qu'il n'y avait «pas beaucoup de ministres de l'Eurogroupe» n'ayant pas demandé à la France de fournir la liste de leurs ressortissants mentionnés dans les fichiers «Swissleaks».

«Il n'y a pas beaucoup de ministres des Finances de l'Eurogroupe qui ne m'aient pas demandé d'envoyer la liste», a déclaré Michel Sapin lors d'une conférence de presse commune avec son homologue autrichien Hans-Jörg Schelling.

L'Eurogroupe est le conseil des 19 ministres des Finances des pays appartenant à la zone euro. Il n'a néanmoins pas souhaité donné un nombre ni énumérer quels pays.

Milliards de dollars cachés

«La France dispose de cette liste depuis 2010, elle a pu à partir de cette liste et s'agissant de ses propres ressortissants mener les actions nécessaires, c'était de notre devoir et en notre pouvoir», a expliqué Michel Sapin.

Il a rappelé que la France n'avait alors «pas le droit» de la transmettre à d'autres pays, car ceux-ci devaient en faire la demande mais n'avaient «pas connaissance de la présence de ressortissants de leur propre pays sur cette liste».

Ce n'est qu'après la révélation le 9 février par plusieurs journaux internationaux d'informations montrant que la filiale suisse de la banque HSBC a aidé certains de ses clients à cacher des milliards de dollars pour échapper au fisc, que les pays concernés ont réagi.

«Je réponds évidemment 'oui'»

«A partir de là, plusieurs pays, je ne suis pas en mesure de vous dire combien de pays européens mais un nombre important de pays européens, ont fait la demande», a poursuivi Michel Sapin.

«Je réponds évidemment 'oui', ça fait partie de la responsabilité d'un pays comme le mien», a-t-il observé.

Il a insisté sur la nécessaire «rigueur juridique» apportée à la transmission de ces informations. «Dans ce domaine là, il y a des avocats extrêmement pointus qui ont une grande capacité éventuellement à mettre en cause les procédures pour éviter des sanctions qui parfois pourraient être méritées», a-t-il expliqué.

Le Portugal, l'Autriche et la Slovaquie ont notamment fait cette demande. (afp/nxp)

Créé: 26.02.2015, 19h58

Articles en relation

Le parlement britannique passe HSBC sur le gril

Banques Face-à-face musclé suite au scandale SwissLeaks. Le président de la banque dit sa «honte» face aux excès de sa filiale genevoise Plus...

Le patron de HSBC défend son compte en Suisse

Fraude Stuart Gulliver nie avoir ouvert un compte pour raison fiscale, mais seulement pour des raisons de confidentialité. Cette annonce tombe quelques jours après le scandale SwissLeaks. Plus...

HSBC prive de publicité les médias à la «couverture hostile»

SwissLeaks La banque britannique confirme retirer sa publicité des journaux qu'elle juge «hostiles». La semaine dernière, un journaliste du Daily Telegraph accusait son journal de protéger son annonceur. Plus...

Le bénéfice de HSBC pénalisé par des amendes

Banque Le géant bancaire, qui affronte actuellement la tempête SwissLeaks, annonce un bénéfice net 2014 en recul de 14%. Plus...

Le «Telegraph» a-t-il censuré des infos sur HBSC, son annonceur?

Compromissions Un éditorialiste du «Daily Telegraph» a démissionné avec fracas, arguant que le grand quotidien britannique avait peu couvert les Swissleaks. Plus...

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.