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Pour ses nouveaux services, UBS crée des emplois dans la région lausannoise

Le directeur régional d’UBS Romandie, Cyril Meury, explique comment la banque compte faciliter l’emploi féminin.

Cyril Meury est un «pur produit de la banque aux trois clés»
Cyril Meury est un «pur produit de la banque aux trois clés»
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L’évolution rapide des nouveaux services bancaires d’UBS vont profiter à la région lausannoise. Dans les deux-trois prochaines années, son centre administratif des Baumettes à Renens, où la banque emploie déjà plus de 350 personnes, comptera une centaine d’emplois supplémentaires. Installé depuis le 1er janvier dans le fauteuil de directeur régional d’UBS Romandie (Vaud, Fribourg, Neuchâtel et Jura), Cyril Meury relève qu’il ne s’agit pas seulement du résultat des délocalisations décidées par UBS Suisse dans diverses régions du pays, mais aussi de nouveaux emplois liés à l’introduction des technologies bancaires dans les services.

Réseau stable depuis 20 ans

L’entité UBS Romandie, qui représente avec celles de Genève et de Zurich plus de la moitié du bilan de la grande banque en Suisse, a conservé dans ses activités aux particuliers la même taille qu’il y a 20 ans, après la réorganisation et la «remise à niveau» du réseau qui ont suivi la fusion UBS-SBS. Même la crise financière de 2008, qui a entraîné une importante restructuration au sein du groupe, principalement dans les services centraux à Zurich, n’a que très peu touché les effectifs de ce côté de la Sarine, selon le nouveau directeur régional, âgé de 43 ans, économiste bancaire de formation, «pur produit de la banque aux trois clés». Car en Suisse romande, le personnel est formé essentiellement d’employés de front, en lien direct avec la clientèle.

La première banque du pays compte 40 agences dans cette unité Romandie pour 1200 collaborateurs (environ un millier dans le canton de Vaud). «Ces dernières années, nous n’avons pas du tout réduit la voilure. Même si des ouvertures d’agences (Coppet et Épalinges) sont intervenues, le réseau est resté grosso modo similaire. Nous détenons des parts de marché qui sont étroitement liées à cette forte présence régionale.»

Du côté des activités administratives, UBS Suisse a annoncé il y a près d’une année (fin mai 2017) sa volonté de décentraliser certains services dans les régions, lui permettant de faire des économies de l’ordre de 12% à 20% sur les charges. Après l’ouverture d’un nouveau centre de back-office à Schaffhouse, elle compte encore déplacer près de 600 employés de Zurich à Bienne, mais également transférer ou créer une centaine de postes ces prochaines années au centre administratif des Baumettes, à Renens. Une politique qui marque peut-être un tournant après des années de délocalisations de certaines activités vers l’étranger: «Nous avons la volonté désormais de garder ces activités sous nos latitudes, en Suisse, note Cyril Meury. Nous investissons dans la région lausannoise où nous pouvons trouver la main-d’œuvre qualifiée dont nous avons besoin». L’investissement serait de l’ordre d’une dizaine de millions de francs pour le bâtiment et l’infrastructure technique.

Le complexe administratif UBS comprend un centre de formation, des centres d’appels (call centers) – qui se modernisent en fournissant des conseils à la clientèle via chat et vidéos –, des activités de support aux conseillers de la banque, notamment des outils d’analyses automatisées et de simplification de l’administration. Parmi les différents services, figurent également la gestion des comptes et une partie du trafic de paiement. La grande banque traite 1,2 million de paiements par jour dont 99,8% se font désormais sans intervention humaine, selon UBS. Mais ce type d’opérations d’envergure ne peut se faire sans recourir aux nouvelles technologies financières, les fintechs, appelés à en garantir la fiabilité. Toutes ces tâches requièrent de nouvelles compétences et des talents issus des hautes écoles que l’on trouve dans cette région, estime le directeur régional.

Nouvelles habitudes

«Les changements d’habitudes de la clientèle sont clairement perceptibles. Il y a de moins en moins de transactions en cash et les passages aux caisses sont en baisse. Nous avons investi passablement de ressources pour développer des applications digitales. À l’avenir, le client pourra toujours choisir son canal, via une présence humaine, ou via notre offre digitale qui lui permet de faire ses opérations bancaires en tout temps, par l’e-banking avec son ordinateur à la maison, ou avec le mobile banking au moyen de son smartphone, dont le développement est presque exponentiel. Nous constatons qu’il y a une vraie volonté des clients d’être plus mobiles non seulement pour la consultation de leur compte mais aussi pour effectuer leurs paiements.»

Cette évolution appelle-t-elle un nouveau bouleversement pour les postes de travail chez UBS? «Quantitativement, je suis très confiant pour les places de travail. Bien sûr, certaines tâches routinières seront traitées grâce à l’intelligence artificielle, à des robots. Mais d’autres activités à forte valeur ajoutée vont se développer parallèlement. Notre défi est d’accompagner nos collaborateurs afin qu’ils puissent se former à ces nouvelles exigences. L’attractivité du travail va aller en s’améliorant, mais il faudra bien former les gens». Avec le manque de personnel qui se profile en Suisse, Cyril Meury estime cependant que l’une des clés est de rendre son établissement plus attrayant pour les employées femmes: «Nous nous dirigeons vers une véritable concurrence pour trouver les employés, et surtout des compétences.» Il précise que les femmes représentent aujourd’hui quelque 40% des 1200 collaborateurs de l’unité romande, un tiers à l’échelon des cadres.

«Career comeback»

«Nous avons établi différentes mesures à ce propos. En comparaison du passé, nous sommes beaucoup plus enclins à donner des responsabilités à des femmes qui travailleraient à temps partiel, affirme-t-il. Nous avons déjà des exemples de job sharing, avec, par exemple, deux conseillères qui s’occupent à 50% d’un même portefeuille clients Nous avons aussi un système de career come-back. C’est une offre à l’intention des personnes qui ont fait une parenthèse de plusieurs années pour s’occuper de leur famille et qui souhaitent réintégrer la vie professionnelle. Nous les accompagnons afin de favoriser leur réinsertion dans le monde bancaire actuel.»

Aujourd’hui UBS Romandie compte 20% de temps partiels. Quant à la question de l’égalité des salaires, elle ne se pose pas vraiment selon lui, car UBS, comme la plupart des banques, appliquent des fourchettes salariales en fonction des rangs de ses employés, femmes ou hommes.

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