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Novartis va supprimer 500 postes à Bâle

Le groupe pharmaceutique va supprimer ces emplois ou les relocaliser sur d'autres sites d'ici un an et demi.

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Keystone

Novartis va fermer deux sites de production en région bâloise d'ici un an et demi. La mesure, part du programme de transformation du géant pharmaceutique, entraînera la suppression ou la relocalisation d'un maximum de 500 emplois sur les quelque 10'000 qu'il compte à Bâle. En parallèle, 380 postes seront créés.

La mesure concerne avant tout les secteurs de la production traditionnelle, de la coordination et du développement, précise jeudi le laboratoire. La restructuration s'inscrit dans le cadre de l'adoption d'un modèle opérationnel intégré lequel vise à stimuler l'innovation et à améliorer l'efficacité des activités du groupe dans le monde entier.

Entamée l'an dernier, la mise en oeuvre de ce programme entraîne des ajustements de l'effectif global. Si Novartis ne livre pour l'heure que peu de détails sur les mesures prévues, le groupe précise vouloir fermer deux anciens sites de production, l'un sur son campus de Bâle et l'autre à Schweizerhalle (BL). Une partie des emplois seront transférés en Inde.

Pour les employés concernés dans la région bâloise, qui ont été informés jeudi, Novartis indique avoir engagé la procédure de consultation avec les représentants des salariés. Les discussions se prolongeront au cours des deux à trois prochains mois, a précisé lors d'une conférence téléphonique Matthias Leuenberger, le responsable des activités helvétiques du groupe.

Assistance assurée

La multinationale assure les collaborateurs touchés de l'apport d'une assistance complète, notamment par l'entremise d'une agence de placement. Novartis entend aussi favoriser leur retour à l'emploi tant à l'interne qu'à l'extérieur du groupe. Un plan social est également prévu, tout comme un programme de retraite anticipée et volontaire.

Evoquant dans un communiqué un coup dur pour le site industriel suisse et un choc pour les salariés visés au vu des bénéfices dégagés par Novartis, Unia exhorte ce dernier à renoncer aux suppressions d'emplois prévues. Le syndicat exige à tout le moins que le laboratoire renonce à prononcer des licenciements.

Selon Unia, la restructuration concerne 162 employés dans la production, 109 dans le développement et 117 dans le domaine de la gestion pharmaceutique (Pharma-Management). Elle vise également 105 collaborateurs des domaines de services tels que les finances, la gestion du personnel, l'informatique, les achats et l'immobilier.

En parallèle à la réduction d'effectif en région bâloise, le géant pharmaceutique affirme vouloir créer pas moins de 350 postes sur la même durée. Novartis vise en particulier le développement et la production de médicaments biotechnologiques innovants.

Proposition d'Unia

A ce titre, Unia appelle le groupe pharmaceutique à recruter les salariés dont le poste est appelé à être supprimé. Le groupe doit en assurer la formation afin de leur offrir un nouvel emploi.

La firme emploie 123'000 collaborateurs dans le monde, dont 13'000 en Suisse. Pour mémoire, Novartis avait annoncé en octobre 2016 la fermeture du site de Schlieren (ZH), spécialisé dans l'ophtalmologie, avec à la clef la suppression de 73 postes, dans le cadre de la concentration de la recherche sur les thérapies biologiques à Bâle et Cambridge, dans l'Etat américain du Massachusetts.

La filiale de Novartis active dans l'ophtalmologie, Alcon, avait racheté la jeune pousse issue de l'Université de Zurich, appelée alors ESBATech, en 2009. Le géant rhénan a remanié au début 2016 sa division oculaire.

Le secteur consacré aux médicaments d'Alcon, mais aussi ESBATech, ont été transférés dans la division pharmaceutique du groupe. La chirurgie ophtalmique et les lentilles de contact sont elles restées dans les mains d'Alcon.

Rentabilité en net repli

Novartis a vu sa rentabilité se détériorer au premier trimestre 2017 sous l'impact de la concurrence des génériques et d'une hausse des investissements. Le groupe pharmaceutique bâlois a dégagé un bénéfice net de 1,67 milliard de dollars (1,62 milliard de francs), en baisse de 17% sur un an.

Outre l'érosion due aux génériques, les dépenses liées à la relance de la filiale de produits ophtalmologiques Alcon et à la commercialisation du traitement de l'insuffisance cardiaque Entresto ont pesé sur les résultats. Le chiffre d'affaires trimestriel a lui diminué de 1% à 11,54 milliards de dollars.

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