Passer au contenu principal

Novartis veut renouer avec la croissance dès 2018

Le groupe bâlois veut aussi tirer profit de sa position forte dans les génériques et l'ophtalmologie.

Joseph Jimenez, le directeur général de Novartis, poursuit la réorientation du groupe.
Joseph Jimenez, le directeur général de Novartis, poursuit la réorientation du groupe.

Après une performance mitigée l'an dernier, Novartis attend une nouvelle phase de croissance dès 2018. Le géant pharmaceutique bâlois compte y parvenir à la faveur d'une douzaine de produits en phase finale de développement et une quarantaine de demandes d'homologation en Europe et aux Etats-Unis.

La prochaine phase d'expansion devrait débuter dès 2018, avec les médicaments Cosentyx et Entresto notamment, a précisé mercredi Joseph Jimenez, directeur général de Novartis, cité dans un communiqué diffusé en lever de rideau à une conférence pour les investisseurs à Boston (Etats-Unis). Novartis compte également sur d'autres moteurs de croissance comme l'anti-cancéreux Kisqali.

La firme veut aussi tirer profit de sa position forte dans les génériques et l'ophtalmologie. Dans le premier secteur, la filiale Sandoz a déposé une demande d'autorisation de mise sur le marché européen pour les biosimilaires «Adalimumab» et «Infliximab» pour toutes les indications des médicaments de référence «Humira» de AbbVie et «Remicade» de Janssen.

«Nous avons réorienté l'entreprise afin de nous renforcer dans les domaines où nous sommes les plus forts et de nous concentrer sur l'innovation», a ajouté l'Américain. Pour mémoire, le laboratoire rhénan a annoncé il y a deux semaines la fermeture de deux sites de production en région bâloise d'ici un an et demi.

Restructuration en cours

La mesure, part du programme de transformation du géant pharmaceutique entamé l'an dernier, entraînera la suppression ou la relocalisation en Inde d'un maximum de 500 emplois sur les quelque 10'000 que Novartis compte à Bâle. La restructuration concerne avant tout les secteurs de la production traditionnelle, de la coordination et du développement.

En parallèle, 380 postes seront créés, en particulier dans le développement et la production de médicaments biotechnologiques innovants. La firme emploie 123'000 collaborateurs dans le monde, dont 13'000 en Suisse.

Novartis avait annoncé en octobre 2016 la fermeture du site de Schlieren (ZH), spécialisé dans l'ophtalmologie, avec à la clef la suppression de 73 postes, dans le cadre de la concentration de la recherche sur les thérapies biologiques à Bâle et à Cambridge, dans l'Etat américain du Massachusetts.

La filiale de Novartis active dans l'ophtalmologie, Alcon, avait racheté la jeune pousse issue de l'Université de Zurich, appelée alors ESBATech, en 2009. Le géant rhénan a remanié au début 2016 sa division oculaire.

Croissance en berne

Le secteur consacré aux médicaments d'Alcon, mais aussi ESBATech, ont été transférés dans la division pharmaceutique du groupe. La chirurgie ophtalmique et les lentilles de contact sont elles restées dans les mains d'Alcon.

Novartis a vu sa rentabilité se détériorer au premier trimestre 2017 sous l'impact de la concurrence des génériques et d'une hausse des investissements. Le groupe pharmaceutique bâlois a dégagé un bénéfice net de 1,67 milliard de dollars (1,62 milliard de francs), en baisse de 17% sur un an.

Outre l'érosion due aux génériques, les dépenses liées à la relance de la filiale de produits ophtalmologiques Alcon et à la commercialisation du traitement de l'insuffisance cardiaque Entresto ont pesé sur les résultats. Le chiffre d'affaires trimestriel a lui diminué de 1% à 11,54 milliards de dollars.

Echéances de brevets

Pénalisé par la concurrence des médicaments génériques et la pression sur les prix, Novartis a réalisé des résultats en baisse en 2016. Le géant pharmaceutique bâlois a aussi subi de plein fouet les effets de l'arrivée à échéance du brevet de son médicament phare Glivec.

Le bénéfice net s'est replié l'année dernière de 5% par rapport à 2015, à 6,7 milliards de dollars. Le chiffre d'affaires s'est inscrit à 48,52 milliards, fléchissant de 2% sur un an.

(ats)

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.