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Réforme de la zone euroParis et Berlin trouvent un terrain d'entente

Après des mois de négociations, la France et l'Allemagne sont désormais proches d'un accord sur la réforme de la zone euro.

Le ministre français des finances, Bruno Le Maire (à gauche), et son homologue allemand Olaf Scholez (à droite), ont bon espoir de finaliser un projet de la réforme de la zone euro avant le sommet franco-allemand de mardi, à Berlin.
Le ministre français des finances, Bruno Le Maire (à gauche), et son homologue allemand Olaf Scholez (à droite), ont bon espoir de finaliser un projet de la réforme de la zone euro avant le sommet franco-allemand de mardi, à Berlin.
AFP

Après des mois de divisions sur le sujet, Paris et Berlin sont désormais très proches d'un accord sur la réforme de la zone euro, a annoncé samedi soir le ministre français des finances, Bruno Le Maire. Il a bon espoir de finaliser un projet d'ici mardi.

Le ministre français des finances a fait cette déclaration sur son compte Twitter, à l'issue d'une dernière réunion de négociations sur le sujet avec son homologue allemand Olaf Scholz à Hambourg, en Allemagne.

Un conseil franco-allemand est prévu mardi près de Berlin. Il sera présidé par la chancelière allemande Angela Merkel et le chef de l'Etat français Emmanuel Macron. Ce dernier est à l'origine des propositions de refonte de la zone euro. Mais, pendant des mois l'Allemagne a traîné les pieds sur le sujet, de crainte de devoir payer pour les autres pays.

Budget d'investissement

Le ministre français de l'économie et des finances n'a pas donné de détails sur les points de convergence. Mais au vu des plus récentes prises de position des deux gouvernements, un accord se dessine sur la création d'un budget d'investissement de la zone euro. L'Allemagne entend toutefois le limiter à seulement quelques dizaines de milliards d'euros, là où M. Macron souhaitait au départ plusieurs centaines de milliards d'euros.

Le fonds de secours de la zone euro pour les pays très endettés, le mécanisme européen de stabilité (MES), devrait voir ses compétences élargies. Il pourrait notamment accorder des prêts aux pays confrontés à des crises d'origine exogène (l'Irlande en cas de problèmes suite au Brexit, par exemple). Il ne devrait pas prendre néanmoins le nom de fonds monétaire européen, contrairement à ce que souhaitait l'Allemagne, la France ayant refusé pour ne pas faire d'ombre au FMI, selon la presse allemande.

A l'inverse, Berlin a refusé l'idée d'une ministre des finances ou d'un Parlement de la zone euro. De même, les deux pays divergent encore sur l'achèvement de l'union bancaire, pour mieux protéger la zone euro de crises financières. La France aurait aimé sans tarder créer une garantie de dépôt commune pour tous les clients des banques de la zone euro. Mais Berlin exige que les banques, au niveau national, assainissent d'abord leurs comptes.

ats

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