Paris veut peser dans la fusion Orange-Bouygues

TélécomsLe ministre de l'Economie Emmanuel Macron a rappelé que le gouvernement allait avoir son mot à dire dans le rapprochement de deux acteurs majeurs du marché en France.

Le ministre de l'Economie Emmanuel Macron a clairement indiqué que l'Etat entendait rester un «actionnaire de référence» dans le futur groupe.

Le ministre de l'Economie Emmanuel Macron a clairement indiqué que l'Etat entendait rester un «actionnaire de référence» dans le futur groupe. Image: Keystone

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Le gouvernement français évaluera le projet de rapprochement entre Orange et Bouygues à l'aune de «l'investissement», de «l'emploi» et de «l'intérêt des consommateurs», a déclaré le ministre de l'Economie Emmanuel Macron.

Une fusion, suspendue à son acceptation par les autorités de la concurrence en France et à Bruxelles, entraînerait le passage de quatre à trois opérateurs dans l'Hexagone.

L'Etat actionnaire de référence

«Je regarderai en tant que ministre (de tutelle, ndlr) des Télécoms à l'aune de ces critères cette opération», a dit mercredi M. Macron, en marge d'un déplacement pour l'ouverture des soldes.

«De l'autre côté, l'Etat actionnaire regardera la création de valeur» pour évaluer l'intérêt de ce rapprochement, a ajouté le ministre. «Il est un actionnaire de référence qui entend le rester au sein du groupe Orange», a-t-il souligné.

Orange et son concurrent Bouygues Telecom ont confirmé mardi être en «discussions préliminaires» en vue d'un rapprochement, six mois après le rejet, par Bouygues, d'une offre de 10 milliards d'euros (10,9 milliards de francs) du groupe Numericable-SFR appartenant au milliardaire Patrick Drahi.

Avis variables

Emmanuel Macron avait alors estimé que l'heure n'était pas à la concentration, jugeant que les quatre opérateurs avaient «chacun leur place». En décembre, le ministre avait toutefois précisé ne pas avoir de «position de principe» sur ce sujet, tant que les investissements et l'emploi sont assurés.

La position de la Commission européenne s'est pour sa part durcie au cours des derniers mois, la Commissaire à la Concurrence Margrethe Vestager préférant une consolidation supranationale à des rapprochements entre opérateurs nationaux, dans l'intérêt des consommateurs.

Le PDG d'Orange, Stéphane Richard, a assuré mardi qu'un éventuel rapprochement entre le numéro un des télécoms français et son concurrent Bouygues ne se traduirait «pas par une augmentation des prix». (ats/nxp)

Créé: 06.01.2016, 14h07

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