Une partie des salaires impayés a été versée

SwitcherL'argent a été versé durant la semaine par le fonds cantonal en cas d'insolvabilité, mis en place par l'Etat de Vaud.

Pour l'heure, le secrétaire syndical n'a pas encore eu de retour concret d'investisseurs potentiels.

Pour l'heure, le secrétaire syndical n'a pas encore eu de retour concret d'investisseurs potentiels. Image: Keystone

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Les ex-employés de l'entreprise Switcher, mise en faillite il y a deux semaines, ont reçu 70% de leurs salaires impayés pendant deux mois. La procédure va être longue pour la suite du versement, selon le syndicat Unia.

L'argent a été versé durant la semaine par le fonds cantonal en cas d'insolvabilité, mis en place par l'Etat de Vaud pour les cas de faillite, a expliqué Yves Defferrard, secrétaire général d'Unia vendredi à l'ats. Même si le salaire n'est pas complet, cela représente une grosse bouffée d'oxygène pour les salariés de Switcher, dont une grosse majorité, plus d'une trentaine, est représentée par Unia, a-t-il ajouté.

Tout le monde est désormais inscrit à l'assurance-chômage. Avec les pénalités, les personnes concernées ne reçoivent que 50% du salaire le premier mois. Toutes ces difficultés économiques sont difficiles à rattraper, a-t-il souligné.

Pour les 30% restants, les heures supplémentaires, les vacances en retard, cela va prendre du temps. Il faudra voir qui est payé en premier. Sur certaines prétentions, le personnel est plutôt bien placé, sur d'autres un peu moins, note M.Defferrard.

Dimension éthique

Pour l'heure, le secrétaire syndical n'a pas encore eu de retour concret d'investisseurs potentiels. Certains employés de l'entreprise, qui seraient d'accord de repartir, exigent des éventuels repreneurs que le projet ait une dimension éthique, a-t-il indiqué.

Le tribunal d'arrondissement de Lausanne a prononcé la faillite de Switcher sise au Mont-sur-Lausanne il y a deux semaines. La quarantaine de salariés de la marque à la baleine jaune n'a pas été payée en avril et en mai. La situation financière exacte de l'entreprise est difficile à évaluer, mais les pertes et créances se montent à plusieurs millions.

La société avait été créée en 1981 par Robin Cornelius. Ce dernier avait quitté le groupe en 2014, mais conservait 14% de Switcher. Le reste est détenu par la famille indienne Duraiswany. (ats/nxp)

Créé: 10.06.2016, 17h38

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