Patrick Odier connaîtra bientôt le nom de son successeur

Banques suissesLe processus de désignation du prochain président de l’Association suisse des banquiers commence ce lundi.

Le Genevois Patrick Odier ne postulera plus pour un nouveau mandat à la présidence de l’Association suisses des banquiers (ASB).

Le Genevois Patrick Odier ne postulera plus pour un nouveau mandat à la présidence de l’Association suisses des banquiers (ASB). Image: Magali Girardin

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Depuis le 4 avril, c’est clair. Le Genevois Patrick Odier ne postulera plus pour un nouveau mandat à la présidence de l’Association suisses des banquiers (ASB). L’associé senior de Lombard Odier aura dirigé le lobby bancaire helvétique de 2009 à 2016, sept années marquées par de grandes remises en question au sein de la branche et des défis historiques en cascade, surmontés avec succès, si ce n’est avec panache. Le choix de son successeur commence ce lundi au sein de l’ASB. Et le nom du principal favori n’inspire plus guère de doutes.

Selon nos sources, la commission de sélection et de recrutement tient une séance ce lundi. Ses trois membres, Urs Rohner (président du conseil d’administration de Credit Suisse), Yves Mirabaud (associé senior de Mirabaud SCA) et Martin Scholl (président du directoire de la Banque cantonale de Zurich) examinent les candidatures qui leur seraient éventuellement parvenues. Les noms de ces banquiers, aussi ambitieux qu’audacieux, ne sont pas communiqués. Ces commissaires échangent en plus leurs points de vue sur les meilleurs profils éventuellement disponibles et à solliciter sur la place financière.

Si les organes dirigeants de l’ASB fonctionnent aussi bien que prévu, un candidat ou des candidats devraient être proposés au conseil d’administration de l’organisation. Et celui-ci devrait faire son choix lundi prochain. La logique voudrait que le candidat désigné soit déjà membre du conseil d’administration. Mais cet obstacle peut être surmonté sans difficulté. Lors de l’Assemblée générale de septembre, un candidat désigné peut être, dans un premier temps, confirmé comme membre du conseil d’administration, puis comme président.

Ce deuxième scénario paraît d’autant plus probable que des observateurs considèrent Pierin Vincenz comme le plus papable de tous les papables. Le Saint-Gallois a bénéficié en mars d’une retraite anticipée et quitté le conseil d’administration de l’ASB, après avoir dirigé pendant dix-sept ans le groupe bancaire de coopératives Raiffeisen, aujourd’hui troisième établissement financier du pays.

En tant que jeune retraité de Raiffeisen (60 ans), Pierin Vincenz peut se prévaloir d’une qualité précieuse pour diriger l’ASB: un haut degré d’indépendance. Notamment vis-à-vis des autorités suisses et celles des autres états. Cette caractéristique étant autant liée à son statut de retraité qu’au profil du groupe Raiffeisen dont le coeur de métier se concentre en Suisse. Au printemps 2012, Pierin Vincenz avait en plus démontré son haut degré d’indépendance au sein même de l’ASB. L’administrateur de l’organisation se démarquait en effet publiquement de Rubik (ex-projet d’impôt libératoire anonyme sur les revenus de l’intérêt, des dividendes et des gains en capitaux), en invoquant un échange automatique d’informations bancaires imposé de façon imminente par la communauté internationale.

Après Pierre Mirabaud de 2003 à 2009, puis Patrick Odier de 2009 à 2016, l’ASB ne devrait donc plus être dirigée par un Genevois après septembre. Mais cette bonne habitude pourrait revenir avec un certain Yves Mirabaud ou un Jacques de Saussure, associé senior de Pictet & Cie Group SCA. Sans oublier que l’hypothèse de l’élection d’un Vaudois, comme Boris Collardi, le président du directoire de Julius Baer Gruppe AG, pourrait rapidement revoir le jour.

Créé: 13.06.2016, 12h27

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Pierin Vincenz apparaît actuellement comme le principal favori pour succéder à Patrick Odier.

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