Passer au contenu principal

Le patron d'Implenia tire un bilan favorable

Anton Affentranger se dit satisfait de la fusion qui a donné naissance au numéro un de la construction, en Suisse.

Le patron Anton Affentranger a donné une interview à L'Agefi.
Le patron Anton Affentranger a donné une interview à L'Agefi.
Keystone

Bientôt dix ans après la fusion des groupes de construction genevois Zschokke et bâlois Batigroup pour former en 2006 Implenia, son patron, Anton Affentranger, se dit satisfait de l'opération. Créateur de valeur pour les actionnaires, le mariage a aussi permis l'ancrage du numéro un helvétique de la branche en Europe.

La fusion des numéros un et deux de la construction en Suisse a clairement abouti à la création de valeur pour les actionnaires des deux entreprises, estime M. Affentranger dans une interview publiée mardi dans L'Agefi. «En considérant simplement la capitalisation boursière - un indicateur parmi d'autres - nous avons plus que triplé la valeur cumulé des deux entreprises avant la création du groupe», note le patron d'Implenia.

A l'étranger

Revenant sur la naissance d'Implenia, M. Affentranger explique que la réflexion portait alors essentiellement sur l'avenir des deux entreprises une fois le tunnel du Gothard achevé. «Nous savions qu'il n'y avait pas de possibilité en Suisse et qu'il serait indispensable d'atteindre une masse critique à l'étranger sur les infrastructures et la spécialité des tunnels en particulier».

Avec l'acquisition l'an passé de la société allemande Bilfinger Construction, ainsi que les développements en Norvège et en Autriche, «nous avons acquis une vraie présence sur l'infrastructure», poursuit M. Affentranger. «Nous sommes par exemple numéro un en Allemagne sur tous les travaux spéciaux, comme les fondations.

Succession interne prévue

Pour l'heure, Implenia entend d'ailleurs se concentrer ces deux prochaines années sur l'intégration de sa nouvelle unité d'outre-Rhin. «Après, rien n'est exclu», de l'avis de M. Affentranger.

Le directeur général d'Implenia depuis 2011, qui a également assuré la présidence depuis 2006 jusqu'à sa nomination à la direction opérationnelle, juge l'entreprise établie à Dietlikon (ZH) bien positionnée sur ses quatre principaux marchés que sont la Suisse, l'Allemagne, l'Autriche et la Scandinavie. Le plus important à ses yeux est d'être dans la zone euro.

Interrogé quant à son retrait de l'opérationnel, l'ancien banquier, qui a notamment oeuvré pour UBS ainsi qu'associé de Lombard Odier & Cie, indique que son objectif personnel consiste à régler la succession à l'interne. «Je ne prendrai plus jamais le risque de prendre quelqu'un d'externe comme CEO», ajoute M. Affentranger.

(ats)

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.