Passer au contenu principal

Les pays riches vont doubler les ressources du FMI

Les pays riches et émergents du G20 se sont engagés vendredi à Washington à augmenter les ressources financières du Fonds monétaire international de plus de 430 milliards de dollars.

Christine Lagarde a du revoir ses ambitions à la baisse.
Christine Lagarde a du revoir ses ambitions à la baisse.
Reuters

En apportant plus de 430 milliards de dollars, les membre du G20 doublent ainsi la capacité de prêt du fonds afin de mieux protéger l'économie mondiale de la crise européenne de la dette.

«Il y a des engagements fermes pour accroître les ressources mises à disposition du FMI de plus de 430 milliards de dollars (390,79 milliards de francs)», ont indiqué les ministres des finances du groupe dans un communiqué publié à l'issue d'une réunion à Washington.

Le G20 a expliqué qu'il avait pris cette décision face à une conjoncture incertaine. «Les prévisions de croissance pour 2012 restent modérées, le désendettement entrave la progression de la consommation et de l'investissement, la volatilité reste élevée, ce qui reflète les pressions des marchés financiers en Europe et les risques persistent», a-t-il écrit.

Dans un communiqué séparé, le FMI a donné la répartition de ces engagements. Les plus importants sont celui de 150 milliards d'euros de la zone euro et 60 milliards de dollars du Japon. En plus de ces Etats membres, la contribution de onze autres a été précisée, dont 15 milliards de dollars de la part de l'Arabie saoudite, la Corée du Sud et la Grande-Bretagne chacune.

Espagne et Italie scrutées

Le FMI pourra utiliser cette puissance de feu renforcée pour venir en aide à n'importe quel pays ou région qui le nécessiterait, mais ce sont bien les craintes liées à la crise en Europe qui ont accéléré le rehaussement de ses ressources.

Le FMI estime que la crise de la dette de la zone euro représente le risque le plus aigu pour la croissance économique mondiale et les marchés financiers redoutent qu'après la Grèce, l'Irlande et le Portugal, ce soit au tour de l'Italie et de l'Espagne - troisième et quatrième économies de la région - de solliciter une aide internationale.

Les BRIC veulent peser plus

Les pays émergents ont obtenu de leurs partenaires du G20 des garanties de voir leur rôle économique grandissant progressivement reconnu au sein du Fonds, par le biais d'un renforcement de leurs droits de vote. Le Brésil, en particulier, avait demandé un engagement en ce sens.

La contribution des BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine), ainsi que d'autres pays n'a pas été précisée. «Ils doivent retourner à la maison, communiquer de manière appropriée chez eux», a expliqué la directrice générale du FMI Christine Lagarde lors d'une conférence de presse.

Le ministre brésilien des Finances Guido Mantega a déclaré après la réunion du G20 que les pays émergents des BRIC - Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud - avaient unanimement convenu de fournir des fonds supplémentaires au FMI.

Les Etats-Unis, premier actionnaire du Fonds, se sont en revanche refusés à débourser le moindre dollar supplémentaire. La position inflexible de Washington a d'ailleurs contraint Christine Lagarde à revoir ses ambitions initiales à la baisse, après avoir estimé en janvier les besoins du Fonds à quelque 600 milliards de dollars.

(AFP)

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.