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BanqueJulius Baer: performance en net progrès en 2016

Le résultat net a plus que quadruplé sur un an à 622 millions de francs. Les afflux de nouveaux fonds ont atteint 12 milliards.

L'établissement dirigé par Boris Collardi a vu ses actifs sous gestion bondir en 2016.
L'établissement dirigé par Boris Collardi a vu ses actifs sous gestion bondir en 2016.
Keystone

A la faveur d'avoir sous gestion atteignant un niveau record, Julius Baer affiche une performance en net progrès en 2016. Malgré des marchés difficiles, le gestionnaire de fortune zurichois a vu ses revenus s'étoffer et son bénéfice net s'envoler ( 408%) au regard de 2015, à 622 millions de francs.

Ajusté de charges liées à l'intégration et aux restructurations ainsi que des amortissements de valeurs immatérielles, le bénéfice net s'est envolé de 153% à 706 millions de francs, précise mercredi la banque établie à Zurich. Toutefois, la performance de 2015 avait fait les frais du règlement du conflit fiscal avec les Etats-Unis, avec à la clé la constitution d'une provision de 521 millions.

Sant tenir compte de cet élément, le bénéfice net ajusté s'est accru nettement plus modestement, soit de 0,6%. La masse sous gestion a atteint un record à 336 milliards de francs, un montant supérieur de 12% à celui affiché un an auparavant.

L'afflux net de capitaux s'est fixé à 12 milliards de francs, soit une croissance annualisée de 4%, dans la cible des attentes de l'établissement zurichois, arrêtées elles entre 4 et 6%. Julius Baer a pu bénéficier en la matière d'une embellie en deuxième partie d'année.

Solide performance

Evoquant devant la presse à Zurich une solide performance, Boris Collardi, le directeur général du gestionnaire de fortune, a estimé qu'elle démontrait la capacité de résistance de Julius Baer au niveau de sa rentabilité malgré un environnement de marché exigeant et les investissements consentis pour sa croissance.

Ainsi l'an passé, la banque a vu son effectif s'étoffer de 662 collaborateurs à un total de 6026. La moitié de la hausse reflète les acquisitions de la société italienne Kairos et de Commerzbank International, au Luxembourg.

Mais Julius Baer a en parallèle multiplié les embauches de conseillers à la clientèle, s'assurant l'an passé les services de 116 nouveaux spécialistes, hors acquisitions. Un effectif accru qui n'est pas resté sans effet sur les coûts.

Certes considérées dans leur ensemble, les charges d'exploitation, calculées sur une base ajustée, ont chuté de 16% à 2 milliards de francs. Toutefois, sans tenir compte de la provision constituée pour payer l'amende infligée par le Département de la justice américain dans le cadre du règlement du conflit fiscal, elles ont augmenté de 8%.

Mieux qu'attendu

Quant aux produits, ils ont dans le même temps crû de 6% à 2,85 milliards de francs, soutenus par les opérations d'intérêt. Ces dernières ont bondi de 23% à 877 millions, compensant la chute de près d'un quart à 332,5 millions des recettes issues du négoce.

Les chiffres dévoilés par Julius Baer se sont dans l'ensemble révélés supérieurs aux attentes des analystes. Sondés par l'agence awp, ces derniers tablaient en moyenne sur un bénéfice net de 589 millions de francs, des revenus de 2,8 milliards et une masse sous gestion de 333 milliards.

Après avoir entamé la séance de la Bourse suisse en vive hausse, le titre Julius Baer abandonnait du terrain, se retrouvant en zone négative en début d'après-midi. Evoquant les perspectives de la banque, Boris Collardi a estimé que l'augmentation des coûts devrait être moindre cette année, même si l'établissement se veut ambitieux en termes de croissance. Mais cette dernière ne devrait pas reposer sur des acquisitions contrairement aux dernières années.

Croissance organique

Privilégiant une croissance organique, Julius Baer compte engager chaque année quelque 80 nouveaux conseillers à la clientèle, a dit le Vaudois. Le gestionnaire de fortune entend maintenir le rythme de ces embauches et doubler leur nombre par rapport aux années précédentes.

Optimiste, Boris Collardi veut tirer profit des évolutions actuelles, le monde entrant dans une nouvelle ère tant du point de vue géopolitique que macroéconomique. Certes les défis ne manqueront pas, mais ils offriront aussi de nouvelles opportunités.

ats

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