Permis de travail: coup de colère chez Google

Travailleur qualifiéUn fils du fondateur de Logitech, cadre au sein de la firme californienne, déplore des choix suisses en matière d’immigration.

Image d'illustration. L'entrée du site Google, à Zurich.

Image d'illustration. L'entrée du site Google, à Zurich. Image: Keystone

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«Nous ne recevons plus de permis de séjour pour des collaborateurs étrangers qui doivent travailler à Zürich. J’avais engagé plusieurs ressortissants d’états non-membres de l’Union européenne cette année. Vingt d’entre eux ont finalement dû être postés à Londres et seulement deux sur les bords de la Limmat», déplore Julien Borel, directeur chez Google.

Google Switzerland GmbH insiste toutefois sur «le caractère personnel» de ce coup de colère du fils de Daniel Borel, le fondateur de la firme vaudoise Logitech International SA: «Ses déclarations ne correspondent pas à la position de l’entreprise.»

Les administrations cantonales confirment cependant un resserrement des contingents de permis de séjour (B) et de courte durée (L) octroyés cette année par la Confédération aux ressortissants d’états tiers (non-membres de l’Union européenne). Le chef de l’Office zurichois de l’emploi et de l’économie, Bruno Sauter, évoque une réduction d’un tiers en 2015.

«Le Conseil d’Etat genevois regrette cette décision du Conseil fédéral. Nous sommes intervenus auprès des sept Sages en faveur d’une hausse des contingents pour 2016. Sans succès. Dans la situation actuelle, notre canton met tout en œuvre pour répondre rapidement aux besoins des entreprises», indique le chef du Département de la sécurité et de l’économie Pierre Maudet.

L’amertume de Julien Borel, initialement manifestée dans les colonnes de la NZZ am Sonntag, constitue néanmoins une réelle alerte: des difficultés dans le recrutement de personnel qualifié risquent d’apparaître avant même la mise en œuvre de l’initiative populaire «Contre l’immigration de masse» (approuvée par le peuple le 9 février 2014).

Pour mémoire: Google a commencé ses activités en Suisse avec deux collaborateurs en 2004. La firme y emploie aujourd’hui plus de 1600 personnes, de 75 nationalités différentes.

Créé: 23.12.2015, 08h56

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