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Le pion gazier suisse avance

Le gazoduc soutenu par la Suisse reste le dernier en lice à joindre l’Europe par le sud.

En visite à Ankara début décembre pour approfondir des liens toujours plus étroits avec la Turquie, le président russe Vladimir Poutine a indiqué qu’il ne pouvait pas, «en l’état», poursuivre la construction de South Stream. Ce gazoduc russo-italien devait relier la Russie à la Bulgarie en traversant la mer Noire et en contournant l’Ukraine, pour se diriger ensuite vers l’Europe occidentale et lui livrer 63 milliards de mètres cubes de gaz par an, soit 20% de ses besoins. Lancé en 2012, il était devisé à 16 milliards d’euros (19,2 milliards de francs). Les travaux avaient déjà commencé.

Deux semaines après sa déclaration, rien ne semble indiquer que le président russe va revenir sur sa décision. Elle avait été perçue au début comme un nouveau coup de bluff dans la guerre d’influence à laquelle se livrent la Russie et l’Europe – avec pour alliés les Etats-Unis – sur la frontière orientale du Vieux-Continent.

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