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Une PME imagine l’ère du transport à l’hydrogène

Swiss Hydrogen inaugure une station de remplissage à Fribourg. L’accès à un réseau de distribution reste l’obstacle clé.

Alexandre Closset, le CEO de la start-up fribourgeoise Swiss Hydrogen, veut démocratiser l’énergie à base d’hydrogène.
Alexandre Closset, le CEO de la start-up fribourgeoise Swiss Hydrogen, veut démocratiser l’énergie à base d’hydrogène.
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«L’hydrogène est plus sûr que l’essence!» Mercredi à Fribourg, Alexandre Closset, le CEO de la start-up Swiss Hydrogen, a tout de suite voulu mettre un terme aux craintes populaires toujours en vigueur. Ce dernier l’assure: cette source d’énergie est aujourd’hui totalement maîtrisée. Et pourtant, malgré le développement des énergies vertes ces dernières années, l’hydrogène reste marginal. Prenez l’automobile, alors que les véhicules 100% électriques (et autonomes) sont les stars du Salon de l’auto à Genève, les modèles à hydrogène font peu parler d’eux. Seuls quelques constructeurs, principalement japonais ou coréens, testent le marché.

Le problème majeur se situe dans l’approvisionnement en hydrogène. Si le canton de Fribourg inaugurait mercredi une première pompe à hydrogène, cette dernière ne sera pas ouverte au public. En réalité, la Suisse n’exploite qu’une seule station publique, ouverte par Coop à la fin de l’année dernière. «En ce qui concerne l’hydrogène, nous nous trouvons actuellement en plein paradoxe de l’œuf et de la poule : faut-il attendre que les véhicules à hydrogène se démocratisent pour multiplier les sites d’approvisionnement ou faire l’inverse pour booster la demande?» s’interroge Alexandre Closset.

Les ambitions de Coop

Ce dernier est toutefois confiant. «Je pense que la porte d'entrée pour cette énergie se situera au niveau des flottes logistiques. Pour l’automobile, certes, mais aussi les branches maritime ou ferroviaire», confirme le patron de Swiss Hydrogen. Alors que la start-up travaille avec la Fondation Race For Water pour installer sa technologie à bord de PlanetSolar (ce catamaran connu pour avoir fait le tour du monde à l’énergie solaire), Alstom travaille à un train à hydrogène.

Du côté de Coop, l’hydrogène a clairement la cote. Alors que son premier camion doit encore être homologué à Munich, le géant orange parle d’en acheter d'autres et prévoit également de poursuivre la transformation de sa flotte de voitures (douze véhicules roulent actuellement grâce à l’hydrogène). Le numéro deux du commerce de détail en Suisse teste encore des emplacements pour deux autres stations. «L’expansion du réseau à moyen et à long terme dépendra de la demande», précise toutefois Ramón Gander, porte-parole de Coop.

Une alliance mondiale

L’avenir pour l’hydrogène semble s’éclaircir peu à peu. Au dernier World Economic Forum de Davos, une alliance s’est même formée, baptisée Hydrogen Council.

Cette dernière regroupe des grands noms du transport (Honda, Hyundai, Toyota, BMW, Daimler, Kawasaki, Alstom) et des géants pétrogaziers (Shell, Total, Air Liquide, Linde, Engie). Ensemble, ils investiront 1,4 milliard par an pour développer l’exploitation de cette source d’énergie.

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